ForSEPs est un forum dont le but est d'aider à la naissance de nouvelles pistes de recherche pour la SEP (Sclérose En Plaques), et également un lieu d'entraide pour les malades, leurs familles et leurs amis


SEP: traitement de fond dés le début!

Partagez
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Lun 28 Mar 2011 - 22:10



Sclérose en plaques : initier un traitement de fond précocement


Un traitement de fond doit être initié le plus précocement possible chez les patients qui débutent une sclérose en plaques (SEP), c'est-à-dire dès la première poussée ou les premiers symptômes neurologiques, alors que l'état clinique paraît satisfaisant, préconise le Pr Jean Pelletier (CHU la Timone, Marseille).

Il existe deux formes cliniques de la SEP, rappelle le Pr Pelletier : une forme récurrente/rémittente qui évolue par poussées avec un pic de survenue entre 25 et 30 ans ; une forme progressive d'emblée qui survient le plus souvent chez l'homme à partir de 40-45 ans. Une troisième forme clinique est décrite : c'est la forme secondairement progressive, qui fait suite à celle caractérisée par des poussées.

La SEP est une maladie du système nerveux dont les signes peuvent être des douleurs, des paralysies, des troubles de la perception des sensations ou encore des troubles de la vision.

80000 personnes en France sont atteintes de cette maladie.

Prendre un charge rapidement

"La première forme clinique bénéficie aujourd'hui de traitements de fond, qui sont des immunomodulateurs et dont l'objectif est non seulement de prévenir les récurrences, mais aussi de diminuer l'importance et la fréquence des poussées", explique le neurologue.
Plusieurs produits ont ainsi obtenu l'autorisation de mise sur le marché (AMM) dans la SEP.

L'acétate de glatiramère (Copaxone*), polypeptide agissant comme un leurre sur le système immunitaire pour réduire la fréquence des poussées est indiqué lors de l'apparition de troubles neurologiques au cours d'au moins deux poussées durant les deux années précédentes. Il s'administre par voie sous-cutanée et est contre-indiqué, en revanche, dans les formes progressives d'emblée ou secondairement.

Les interférons bêta-1a et 1b s'administrent selon un rythme hebdomadaire ou plusieurs fois par semaine en fonction du mode d'administration en intra-musculaire (IM) ou en sous-cutané (SC). "Trois interférons sont actuellement sur le marché : Betaféron* (interféron bêta-1b), Avonex* et Rebif* (interférons bêta-1a)", énumère le spécialiste.

Selon l'AMM du Betaféron*, le produit est indiqué dans la forme récurrente/rémittente chez les patients atteints de SEP ayant présenté au moins deux poussées au cours des deux dernières années, ainsi que dans les formes secondairement progressives. Il s'administre au rythme d'une injection SC tous les 2 jours.

Avonex* comporte deux indications dans son AMM :
- en cas de survenue de deux poussées récurrentes de troubles neurologiques au cours des trois dernières années,
- lors de l'apparition d'un seul événement démyélinisant associé à un processus inflammatoire.

Ce produit possède la propriété de ralentir la progression du handicap et de diminuer la fréquence des rechutes. En revanche, il doit être interrompu en cas de développement d'une forme progressive de la SEP. Il s'administre en IM une fois par semaine.
Rebif* a les mêmes indications (formes avec poussées) et s'administre en SC trois fois par semaine.

"Aux vus des données actuelles, la tendance en matière de stratégie thérapeutique est de traiter le plus tôt possible les patients qui entrent dans la maladie (dès une première poussée et avant la seconde), alors qu'ils vont très bien cliniquement, ainsi que ceux qui présentent un risque élevé de récidives et de poussées fréquentes (selon des critères définis cliniquement et selon ceux obtenus à l'imagerie par résonance magnétique -IRM-, qui permettent de déterminer la dissémination des lésions dans le temps et l'espace). L'objectif est, en effet, d'augmenter le gain du traitement, d'allonger dans le temps l'efficacité des médicaments et de réduire le nombre de patients qui développeront une seconde poussée d'environ 30 à 50%", commente le neurologue.

Par exemple, sur 1.000 patients traités et sur 500 qui risquent de présenter une deuxième poussée de troubles neurologiques, 250 au final en subiront une. Il existe, en effet, comme dans d'autres pathologies chroniques évolutives, de bons et mauvais répondeurs et la durée entre deux poussées reste imprévisible, fait-il remarquer.

En dépit des contraintes liées aux injections et des effets secondaires locaux et généraux (tels qu'un syndrome grippal sous interféron) qu'induisent ces traitements de fond, le taux d'interruption thérapeutique reste très faible, pour peu que le patient bénéficie d'une prise en charge pluridisciplinaire, avec l'intervention d'une infirmière et d'une psychologue assurant l'information, l'éducation thérapeutique et le suivi du malade au sein des 11 réseaux régionaux et des centres de référence situés au sein des CHU (Centres Hospitalo-Universitaires).

"Quant à la forme progressive secondairement, les seuls traitements réellement efficaces sont les immunosuppresseurs comme le mitoxantrone (Elsep*) à usage hospitalier (administration en perfusions intra-veineuses), qui entraînent des effets secondaires plus importants ".
En revanche, aucun médicament ne possède à l'heure actuelle d'AMM pour le traitement de la forme primaire progressive de la SEP.

Evaluer la balance bénéfices-risques

"Il apparaît primordial, non seulement de traiter précocement mais aussi de bien éduquer sur le plan thérapeutique les patients atteints de SEP, tout en évaluant soigneusement la balance bénéfices/risques avec eux", souligne le Pr Pelletier.

En effet, informe-t-il, d'autres médicaments sont actuellement en voie de développement, se présentant sous une forme orale, donc offrant moins de contraintes que les voies injectables : tel est le cas du fingolimod, premier d'une nouvelle classe de médicaments (modulateurs du récepteur de la sphingosine 1-phosphate) qui comporteraient un impact sur l'évolution naturelle de la maladie (neuroprotecteurs ralentissant son évolution).

Néanmoins, ils exposeraient dans le long terme à des effets indésirables sérieux en raison de leurs propriétés immunosuppressives (infections, cancers), d'où l'importance d'évaluer avec les patients les contraintes d'administration versus les effets indésirables des nouveaux traitements.

De fait, si le confort des malades devient une priorité, il ne doit pas le devenir au risque de voir apparaître dix à quinze après le début d'un traitement une grave complication.

L'avenir s'oriente vers de nouveaux traitements."Tel est le cas des anticorps monoclonaux (comme le tysabri), des produits qui agissent sur une cible spécifique en bloquant la barrière hémato-encéphalique", indique le Pr Pelletier. Ils seront cependant réservés à l'usage hospitalier, en raison d'un risque de bradycardie importante lors de l'administration (une injection par mois).

De l'avis du neurologue, la photographie de la SEP s'est considérablement modifiée en l'espace de 10 ans grâce à l'arrivée des traitements de fond. Les nouveaux objectifs résident dans leur simplification, notamment en termes d'administration (formes orales), ainsi qu'aux associations thérapeutiques permettant d'obtenir un effet global et spécifique pour lutter contre l'invalidité. Car actuellement, les traitements n'ont d'effets que sur les phases inflammatoires et non sur les formes secondaires progressives (ou insuffisamment ou encore avec un risque d'effets indésirables notables). Et s'ils permettent de diminuer le nombre et l'intensité des poussées, ils restent impuissants sur l'évolution de la maladie et du handicap.

En résumé, il faut traiter le plus précocement possible les patients atteints de SEP et bien les éduquer sur le plan thérapeutique les patients afin de favoriser l'observance "celle-ci pouvant s'émousser après plusieurs années de traitement et liée à la lourdeur de celui-ci ou encore à des effets secondaires persistants", cite le spécialiste. Il s'agit également de mettre au point de nouveaux médicaments, afin de réduire les contraintes et d'augmenter le confort des malades, mais pas à n'importe quel prix, c'est-à-dire celui de voir survenir des effets secondaires graves.

Réalisé et validé en collaboration avec des professionnels de la santé
sous la direction du Dr Anne Richard
Dernière modification le 15/03/2011
Sante-Guerir Notre Famille.com

dane83

Messages : 1741
Date d'inscription : 02/05/2010
Age : 61
Localisation : la crau

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  dane83 le Lun 28 Mar 2011 - 23:51

ouf! j ai eue de la chance!au début de ma sep je ne suis pas allée chez lui..mais a la timone aussi! vous ne pensez pas qu ils veulent a tout prix pourrir la santé des sep?
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Mar 29 Mar 2011 - 8:51



Ne cède pas à la paranoïa, Dane! Laughing

Je pense qu'ils croient vraiment que cela peut permettre un ralentissement de la progression de la SEP!
Et les nouveaux diagnostiqués seront de nouveaux pig de Guinée!!

Peut-être les neuros en tireront les conséquences (dans 20 ans ???) comme quoi, il fallait effectivement commencer tôt, ... peut-être pas, et c'était une erreur, qui sait???

En fait, avec cette maladie, on ne sait pas où on va...

associationrobindestoits

Messages : 2
Date d'inscription : 07/11/2012

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  associationrobindestoits le Mer 7 Nov 2012 - 15:53

Alors voilà, après m'être bien renseigné sur la SEP, j'ai trouvé ceci sur ce site :
http://jeanpierremaschi.com/84-le-pr-luc-montagnier-donne-raison-au-dr-maschi-11-06-2012.html

Où l'on comprend que la SEP est liée aux champs électromagnétiques...

Mais j'ai également compris que selon la théorie d'André Gernez, il y avait l'hormone de croissance qui n'était pas tarie, ce qui posait problème.
Et enfin, que selon le Dr Soulier, il y avait un problème d'identité, de passage à l'âge adulte, c'est à dire autonome et distinct du groupe, ce qui est lien avec Gernez et l'hormone de croissance...

Que ce soient les lymphocites B (enfantines) qui attaquent et non les T est évocateur...

En bref, je pense que les pollutions type CEM ou métaux lourds sont particulièrement toxiques pour les patients SEP, qui sont des profils plutôt influençables et peu déterminés sur le plan identitaire.

En complément, j'ai compris que l'alimentation est révélatrice.
Manger trop de produits laitiers est enfantin et comme par hasard, cela est parfaitement toxique pour le système immunitaire. Voir le régime Kousmine.

Je m'apprête à présent à entamer la thérapie du Dr Geffard à Talence, qui manque de moyens pour son AMM mais qui fait ce qu'on appelle les immuno-bilans, en partenariat avec Soulier.

NB : vous avez remarqué comme l'iconographie de la SEP c'est l'enfance ?
Pourtant, avez-vous déjà vu un enfant atteint de SEP ?
Ca s'appelle l'imaginaire collectif.

Devenir soi-même semble être une des clés.
A suivre...
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Mer 7 Nov 2012 - 18:59



Excusez-moi, Robindestoits,

Ce message peut intéresser certains malades, mais il s'agit de "médecine alternative", et il sera transféré dans la rubrique appropriée ... Et rien ne t'empêche de développer ton expérience .... Nous avons déjà entendu parler des médecins que tu cites, or, sur le forum, il faut éviter de donner les noms, car toute publicité pour des médecins (or ceux qui publient, et leurs publications) est interdite par l'Ordre des Médecins: question d'éthique!
avatar
RnRrider

Messages : 1222
Date d'inscription : 01/05/2010
Age : 54
Localisation : The 13th Floor

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  RnRrider le Mer 7 Nov 2012 - 19:36

Vous êtes membre de l'association
Robin des toits et vous avez la SEP ?


Selon vous la SEP serait liée aux
champs électromagnétiques, à l'hormone de croissance qui n'est pas
tarie, à un problème d'identité, de passage à l'âge adulte, aux
pollutions type CEM ou métaux lourds qui sont particulièrement
toxiques pour les patients SEP, qui sont des profils plutôt
influençables et peu déterminés sur le plan identitaire, que
manger trop de produits laitiers est enfantin et comme par hasard,
cela est parfaitement toxique pour le système immunitaire...


Je ne vois pas vraiment la relation
entre les champs électromagnétiques, l'hormone de croissance qui
n'est pas tarie, un problème d'identité, de passage à l'âge
adulte, des pollutions type CEM ou métaux lourds qui sont
particulièrement toxiques pour les patients SEP, qui sont des
profils plutôt influençables et peu déterminés sur le plan
identitaire, et le fait de manger trop de produits laitiers qui est
enfantin et comme par hasard est toxique pour le système
immunitaire...


Je crois que la SEP est un puzzle
compliqué mais la les pièces ne s'assemblent pas.
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Mer 7 Nov 2012 - 20:02


Ce qui est regrettable, c'est d'intervenir en prenant le nom de l'association: il aurait été préférable de prendre, en tant que malade SEP potentiel, un autre pseudo, quitte ensuite à expliquer que vous êtes également membre de cette assoc.... Car, là, ça fait un peu "ralliement à votre cause", et tout comme la publicité commerciale, nous sommes obligés de le signaler et de rappeler qu'il s'agit, ici, d'un site dédié à .... la SEP!!! Après, chacun adhère aux sensibilités politiques (ici, "écologiste") qui l'intéresse, mais il faut mettre en avant votre expèrience de malade de la SEP, le reste n'a que faire sur ce forum ...

Je pense que c'est une maladresse de votre part, et c'est bien dommage que vous ne vous soyez pas présenté(s) ...

Donc, l'association "Robin des Toits" (qui, à la base, n'a rien à voir avec la SEP:

Robin des Toits est une association française écologiste, spécialisée dans la lutte contre les dangers du rayonnement électromagnétique et les implantations d'antennes-relais.
Elle est présidée par Mme Nathalie Ouzoulias. Son porte parole national est le lanceur d'alerte Étienne Cendrier, souvent présenté par erreur dans les médias comme président de l'association qu'il a fondée1.
Source: Wikipédia.

dane83

Messages : 1741
Date d'inscription : 02/05/2010
Age : 61
Localisation : la crau

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  dane83 le Jeu 8 Nov 2012 - 7:40

en fait je suis mal avec leurs medocs mal dans les muscles des jambes...ils n ont rien trouvé de mieux que zamboni!

anita59

Messages : 3
Date d'inscription : 08/01/2013

besoin de temoignages

Message  anita59 le Dim 3 Mar 2013 - 20:53

bonsoir à tous mon fils revient d'un rdv chez son neuro il est actuellement en traitement sous avonex mais la vas passer sous lineya y a t ils des personnes qui son sous ce traitement la premiére prise se fait en milieu hospitalier avec une surveillance de 6 heures du rythme cardiaque et les effets indesirables sont assez hardes pourriez vous me renseigner sur ce médicament d vavence merci
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Dim 3 Mar 2013 - 23:40



Bonjour Anita;

Il y a des personnes, ici, qui sont, ou ont été sous Gilénya (dont "Jé"), et qui pourront t'apporter leur témoignage dés qu'ils auront un moment.

En attendant, je t'invite à lire le topic consacré à Gilénya: http://www.forseps.org/f24-gilenya

Je déplacerai ton message ultérieurement, pour le placer dans la bonne rubrique, cela augmentera les chances de réponses, car chacun ne lit pas forcément tous les posts quotidiennement, mais seulement les rubriques qui l'intéresse.

Le problème de ce traitement, c'est surtout la baisse du rythme cardiaque, en début de traitement, et c'est la raison pour laquelle il existe une surveillance.

Il faut s'assurer du bon suivi et ne pas hésiter à demander conseil aux médecins si les analyses de sang sont suspectes.

Tous les traitements, malheureusement, présentent des effets secondaires, et plus ils sont efficaces, plus le risque est sérieux: c'est le cas du Gilénya, et il demande une surveillance au début (les risques semblent pour ce qu'on en sait aujourd'hui, surtout lors des premières prises).
Je suppose que ton fils ne souffre pas de problèmes cardiaques, car son médecin ne lui aurait pas prescrit ce traitement. Donc, soit rassurée.

A + ... LN

natali545

Messages : 1
Date d'inscription : 14/05/2013

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  natali545 le Mar 14 Mai 2013 - 14:45

Bonjour,
beaucoup de gens, de plus en plus jeunes, sont concernés par des troubles mémoriels plus ou moins profonds...

Je
dois vous dire que je travaille dans une association militante pour la
réduction de l'exposition aux champs électromagnétiques, dont vous
pourrez vérifier qu'ils sont liés au stress oxydatif et à la
dégénérescence cellulaire qui potentialisent ou aggravent les états neuropathologiques tel qu'Alzheimer et la Sclérose en Plaques.

L'information
que je veux faire passer est qu'en plus des Wi-fi, à désactiver
systématiquement à proximité des personnes concernées, il faut éviter de
séjourner face à des rayonnements de type antennes-relais GSM ou Wimax
et enfin (et là chacun a une possibilité d'action totale) supprimer les
téléphones sans-fil DECT qui utilisent des fréquences de 2100Mhz, qui
ont été de multiples fois liés aux troubles neurologiques.

Il faut donc remplacer ces sans-fils numériques par des sans-fil analogiques que l'on utilisait jusqu'à l'an 2000 environ et qui n'utilisaient qu'une fréquence de 44Mhz, sans toxicité sanitaire.

Bien à vous,
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Mar 14 Mai 2013 - 16:13



Hello, Natali,

Tu milites pour faire prendre conscience des risques potentiels liés à l'exposition aux "champs électromagnétiques", pourquoi pas, mais ton post n'a pas à voir avec la discussion en cours ... Aussi, il sera déplacé vers un forum où l'on en a déjà parlé ...
Sur ce fil, nous parlons de la mise en place des traitements de fond dès l'apparition des premiers symptômes de SEP. (La SEP existait bien avant l'utilisation de la WIFI, simple remarque! Après, qu'il y ait des facteurs extérieurs qui en favorisent la survenue, pourquoi pas? Mais il faut des sources, des études, des articles, même controversés, qui accréditent un tant soit peu, cette hypothèse, sinon, n'importe qui peut venir affirmer n'importe quoi.)

Je viens de lire que tu as également posté le même message dans la rubrique "CCSVI", je le supprime, il n'est pas à sa place non plus!

Comptant sur ta compréhension ... Wink

M

Messages : 696
Date d'inscription : 25/08/2010

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  M le Mar 14 Mai 2013 - 18:15

Je n'avais pas lu l'article:

Néanmoins, ils exposeraient dans le long terme à des effets indésirables sérieux en raison de leurs propriétés immunosuppressives (infections, cancers), d'où l'importance d'évaluer avec les patients les contraintes d'administration versus les effets indésirables des nouveaux traitements.

De fait, si le confort des malades devient une priorité, il ne doit pas le devenir au risque de voir apparaître dix à quinze après le début d'un traitement une grave complication.

L'avenir s'oriente vers de nouveaux traitements."Tel est le cas des anticorps monoclonaux (comme le tysabri), des produits qui agissent sur une cible spécifique en bloquant la barrière hémato-encéphalique", indique le Pr Pelletier. Ils seront cependant réservés à l'usage hospitalier, en raison d'un risque de bradycardie importante lors de l'administration (une injection par mois).

De l'avis du neurologue, la photographie de la SEP s'est considérablement modifiée en l'espace de 10 ans grâce à l'arrivée des traitements de fond. Les nouveaux objectifs résident dans leur simplification, notamment en termes d'administration (formes orales), ainsi qu'aux associations thérapeutiques permettant d'obtenir un effet global et spécifique pour lutter contre l'invalidité. Car actuellement, les traitements n'ont d'effets que sur les phases inflammatoires et non sur les formes secondaires progressives (ou insuffisamment ou encore avec un risque d'effets indésirables notables). Et s'ils permettent de diminuer le nombre et l'intensité des poussées, ils restent impuissants sur l'évolution de la maladie et du handicap.


Donc au choix: des traitements dont on se doute qu'ils dangereux à long terme, soit des traitements qui ne changent rien à l'évolution de la maladie... et on continue d'entretenir le flou sur le rapport entre les poussées et la maladie... Au bac ces crasses qui ne font du bien qu'aux actionnaires! Consacrez cet argent à la recherche, la vraie!

Avec leur Gylénia ils vont faire disparaître les patients, pas la SEP.
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Mar 14 Mai 2013 - 20:51

@M a écrit:
[i]Néanmoins, ils exposeraient dans le long terme à des effets indésirables sérieux en raison de leurs propriétés immunosuppressives (infections, cancers), d'où l'importance d'évaluer avec les patients les contraintes d'administration versus les effets indésirables des nouveaux traitements.

Perso, je suis contre le fait de donner un traitement de fond dés le premier symptôme, exception faite, bien sûr des SEP définies comme étant particulièrement agressives.

D'une part, beaucoup de personnes ayant eu un premier épisode démyélinisant, n'en feront plus pendant un laps de temps, donc, on peut attendre une seconde ou une troisième poussée, non??? (Perso, 1er symptôme vers 16 ans, 2 ou 3 poussées tous les 4/5 ans, suivies d'une rémission de près de 10 ans, et traitement de fonds (immuno-modulateur, et non, suppresseur!) à 50 ans!

D'autre part, les traitements plus "efficaces" (???) comme Tysabri ou Gylénia, comportent des risques éventuellement graves, sans pour autant "soigner" la SEP, ni retarder l'âge de survenue du handicap: juste un confort pendant quelques années.
Et, un patient, jeune, qui dés le début prend du Tysa, a peu de chance de le suivre au delà de deux ans, (trop de risques si positif à JC et env 50% connaissent une réactivation de ce virus, alors même qu'ils n'étaient pas positifs au moment de la mise en place du traitement. Enfin, ces 50% restent à vérifier, car la recherche systématique de la présence du virus au début du traitement, n'était pas encore effectuée). Alors, que peut-on prendre après ces traitements??? D'autre part, les patients "Tysa" (et peut-être même gilénya?) ne pourront pas suivre certains nouveaux protocoles, avant d'être certains qu'ils n'ont plus de trace de Tysa dans l'organisme; exemple, les personnes sous Tysa qui auraient aimé participer aux essais pour l'étude sur le rétrovirus HERV W/7q.

Et puis, s'annexer un traitement de fond alors qu'on en ignore les effets dans les 15 ans à venir (soit à 40 ans, pour une personne qui le prend dés l'âge de 20 ans, donc, en pleine force de l'âge), et que l'on ne connait toujours pas la cause de la maladie, (ni ce qui provoque son évolution), je trouve cette attitude très légère de la part de médecins, chercheurs, (et des labos) qui voient en leurs patients, des cobayes définitivement à leur disposition (certains ne semblent pas favorables à l'administration d'un traitement précoce, j'espère qu'ils seront entendus ...).

Tuslanes

Messages : 272
Date d'inscription : 19/06/2011

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Tuslanes le Lun 20 Mai 2013 - 22:05

Bonsoir,

Tout à fait d'accord avec toi, Domyleen, le jeu n'en vaut vraiment pas la chandelle en l'état actuel des connaissances. Et ici c'est très loin d'être un jeu, il me semble. Bientôt ils vont trouver le moyen de médicamenter les personnes en prévention, un vaccin?, un test diagnostic des risques de développer la SEP?, quoi encore?. Si on manque de recul, on peut toujours voir les dégâts de telles pratiques sur d'autres pathologies, non?. Ne dit on pas que le stress est un facteur important sur l'évolution de la maladie?, à mais oui j'oubliais on a des anxiolytiques pour cela.
avatar
Domyleen

Messages : 7914
Date d'inscription : 29/04/2010
Localisation : Normandie

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Domyleen le Lun 20 Mai 2013 - 23:37

@Tuslanes a écrit:

Ne dit on pas que le stress est un facteur important sur l'évolution de la maladie?, à mais oui j'oubliais on a des anxiolytiques pour cela.

Là aussi, il y a une contradiction, (qui s'explique par les résultats de recherches plus récentes??), c'est que: il y a une dizaine d'années, certains médecins n'hésitaient pas à affirmer que le stress n'avait aucun lien avec la SEP: aujourd'hui, cette "certitude" est sérieusement (études "sérieuses") remise en cause.
Donc, leurs conseils, quand à promouvoir la mise en place d'un traitement de fonds dés les premiers symptômes, risquent fort d'être remis en cause dans une dizaine d'années, également ... mais quelle sera l'étendue des dégâts si la majorité des patients ayant un symptôme clinique isolé (SCI) se retrouvent aussitôt sous traitement??
(Je rappelle que certains neuros ne sont pas d'accord avec cette éventualité!)

Lors de ce qui, par la suite, avait été considéré comme une poussée ("fourmis" dans les jambes, tétanie et engourdissement des doigts ...), un psychiatre, qui me rassurait en disant que je n'avais pas de SEP (je "pensais" avoir la même chose que ma mère puisque j'avais les mêmes symptômes), m'avait prescrit un anxiolytique (plus autre chose dont je ne me souviens pas ...) pour une durée de 15 jours, à renouveler: il m'avait certifié que mes symptômes disparaîtraient ... Eh bien, j'ai suivi ce traitement pendant ... 8 jours (et pas de renouvellement!) et ... tout avait disparu! Et pas une poussée pendant 10 ans! Alors??? ... Euh, j'imagine ce que cela aurait été, si on m'avait mise illico sous traitement de fond!?? Bonjour le "confort de vie" pendant ces 10 années!!! Evil or Very Mad
Du coup, je ne suis plus tout à fait "contre" les anxiolytiques, (à "petites doses" car je suis très "réactive" aux médocs) puisqu'ils peuvent aider à juguler le stress, et donc, probablement certains symptômes soit-disant "SEP" (Probablement provoqués par le stress). C'est moins "lourd" qu'un traitement de fond, et si ça marche, eh bien, la "qualité de vie" n'en est que meilleure ... (Parce que le "confort de vie" avec les traitements de fonds et leurs effets secondaires, ça laisse à désirer. Smile

Contenu sponsorisé

Re: SEP: traitement de fond dés le début!

Message  Contenu sponsorisé


    La date/heure actuelle est Dim 21 Oct 2018 - 22:05