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SEP et Troubles Cognitifs:

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Domyleen

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SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Sam 1 Oct 2011 - 9:00


Sur MSRC:

Les troubles cognitifs dans la SEP font partie de l’évolution clinique de la maladie dans 43 à 70% des cas


La déficience cognitive concerne 43-70 % des patients au cours de la maladie.
Les principaux spécialistes internationaux dans le domaine de la recherche neurologique pour la sclérose en plaques s’est rassemblée à Florence pour l'événement patronné par la Fondation Internationale des Symposiums Serono (SSIF) afin de discuter de la façon de gérer correctement les troubles cognitifs causés par la maladie.

L'événement, "des Troubles Cognitifs dans la SEP", s’est déroulée avec la caution scientifique du Professeur Maria Pia Amato du Département des Sciences Neurologiques et Psychiatriques de l'Université de Florence, avec le Professeur Giancarlo Comi de l'Institut de Neurologie Expérimentale Vita Saluent Raffaele San à l'Université de Milan.

"C'est faux et tout à fait simpliste de réduire l’aspect débilitant de la sclérose en plaques aux seules fonctions physiques et moteur motrices," a dit le Professeur Amato. "Cliniquement, les troubles cognitifs sont communs et peuvent être fortement gênants."

"Il est surprenant de (constater) comment, jusqu'à maintenant, on n’a accorder aussi peu d'attention à la variété des symptômes et aux effets des médicaments habituellement utilisés pour traiter la sclérose en plaques," a ajouté le Professeur Comi. "Particulièrement maintenant que nous avons des médicaments beaucoup plus puissants, il devient de plus en plus important d'évaluer leur impact et d’identifier le traitement le plus approprié pour chaque cas spécifique."

"Très souvent," a dit le Professeur Amato, "les patients souffrant de troubles cognitifs typiques de sclérose en plaques sont contraints de cesser leur travail à cause des difficultés dans la réalisation de leurs tâches, particulièrement quand elles impliquent la diminution de la mémoire - le symptôme le plus fréquent - et des perturbations dans l'attention ou la concentration."

"La déficience cognitive dans la SEP s’exprime dans le cours clinique de la maladie chez 43-70 % des patients, et affecte 1/3ème de patients d’âge scolaire"

"Afin de promouvoir l'Enseignement Médical Ininterrompu, SSIF transmet ses connaissances au niveau international," a noté le Professeur Comi, qui est aussi le Président du Comité Scientifique de SSIF, "et nous sommes très fiers de rassembler ici les grands spécialistes de la neurologie et de la recherche sur la sclérose en plaques, et de contribuer au débat sur les pratiques cliniques envisagées, dans le but d'identifier les traitements les plus appropriés pour cette maladie."


La Fondation Internationale des Symposiums Serono est une organisation mondiale à but non lucratif consacrée à l’Éducation Médicale Ininterrompue (CME) (formation continue) des professionnels de la santé.

Source : Pr Newswire pour le compte de Symposiums Serono (30/09/11)
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Congres IMSCOGS

Message  Domyleen le Mer 13 Juin 2012 - 13:03



Sur le site de la Fondation Arsep:

CONGRES IMSCOGS BORDEAUX 2012
Par Pr. Bruno Brochet
(CHU Bordeaux – membre CMS Fondation ARSEP)

Les 11 et 12 Mai dernier se sont réunis à Bordeaux près de 200 spécialistes, neurologues, neuropsychologues, chercheurs, venant de France, d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et du bassin méditerranéen à l’occasion du premier congrès international consacré aux troubles cognitifs de la sclérose en plaques (IMSCOGS).

Ce congrès a pu avoir lieu grâce au soutien de plusieurs organisations au premier rang desquels la Fondation ARSEP, mais aussi la LFSEP, le Conseil régional d’Aquitaine, l’Université de Bordeaux (Labex BRAIN) et des industriels. La sclérose en plaques peut être responsable de troubles de la cognition.

Les premières communications ont été consacrées à décrire ces troubles et leurs conséquences. Le plus souvent ces troubles se manifestent par la nécessité pour le cerveau de prendre plus de temps pour effectuer telle ou telle tâche. Cela n’a habituellement que peu ou pas de conséquence sur la réalisation de la tâche si la personne dispose du temps nécessaire. Si, en revanche, le temps est compté, cela peut aboutir à un échec de la tâche. Ces troubles peuvent avoir des conséquences dans la vie quotidienne et en particulier au travail, où il est souvent nécessaire d’aller vite. Cela peut entraîner aussi des difficultés si la personne doit faire deux tâches en même temps ou doit porter son attention sur deux informations en même temps. La sclérose en plaques peut être également responsable de troubles de la mémoire, mais souvent modérés. Ces troubles de la mémoire peuvent être en partie dus au ralentissement de la transmission de l’information.

Les communications suivantes ont été consacrées aux moyens de mesurer ces troubles et de les repérer. On fait habituellement appel à des tests pratiqués par des neuropsychologues sur des supports papier/crayon ou de plus en plus sur des supports informatiques. Le choix des tests les plus adaptés ont fait l’objet de débats et les communications ont précisé les principes de bases et les séries de tests proposés.

Il a été discuté de l’intérêt de mettre à disposition des neurologues un ou plusieurs tests simples qui pourraient repérer les troubles dans un grand nombre de cas. Il est en effet important de prendre en compte ces troubles au même titre que les autres troubles provoqués par la maladie, comme les troubles moteurs, pour évaluer correctement le retentissement fonctionnel de la sclérose en plaques.

Les mécanismes de ces troubles cognitifs commencent à être mieux compris grâce aux études utilisant l’IRM et en particulier l’IRM fonctionnelle.
Cette technique consiste à analyser le fonctionnement du cerveau pendant que la personne fait une tâche cognitive dans la machine d’IRM. Les travaux de recherche utilisant ces diverses techniques ont été passés en revue et de nouveaux travaux présentés. Ces études ont permis de montrer que chez beaucoup de personnes ayant une sclérose en plaques, les troubles cognitifs sont absents ou très limités grâce aux propriétés de compensation cérébrale. Le cerveau est capable de mettre en jeu certaines de ses régions qui normalement ne sont pas utilisées pour une tâche donnée pour permettre la réalisation d’une performance normale. Quand il n’arrive plus à mettre en place ces systèmes de compensation les troubles apparaissent et en particulier le ralentissement de la transmission de l’information. Si la maladie évolue ces capacités de compensation peuvent devenir plus limitées.

Ces capacités de compensation cérébrale sont à l’origine des stratégies proposées pour améliorer les fonctions cognitives des patients.

Une communication a été consacrée à faire le point sur les études ayant porté sur la rééducation cognitive. La rééducation cognitive consiste à faire des séances d’entrainement avec une orthophoniste ou un neuropsychologue pour diminuer les troubles cognitifs et renforcer les mécanismes de compensation. Des études, encore préliminaires, ont été réalisées avec l’IRM fonctionnelle qui sont très encourageantes. Elles montrent la restauration de phénomènes de compensation après rééducation. Elles doivent cependant être confirmées par des études plus importantes.

Divers médicaments ont été essayés pour améliorer ces performances cognitives.

Jusqu’à ce jour aucune étude n’a montré une efficacité très importante des médicaments testés spécifiquement pour agir sur le fonctionnement cérébral. Les traitements de fond de la maladie ont en revanche, pour certains, montré, qu’en limitant l’évolution de la maladie, ils protégeaient aussi les patients contre les troubles cognitifs.

International Organizing Committee
Pr Bruno Brochet (chair), Bordeaux‐Segalen University, Bordeaux, France; Pr Ralph Benedict, University of Buffalo, Buffalo, USA; Dr Païvi Hämäläinen, Masku Rehabilitation Centre, Finland; Pr Lauren Krupp, Stony Brooke University, NY, USA; Pr Dawn Langdon, Royal Holloway, University of London, UK; Pr Iris‐Katharina Penner, University of Basel, Basel, Switzerland.

http://www.arsep.org/library/media/other/recherche/compte-rendu-colloque-troubles-cognitifs-bordeaux-mai-2012.pdf
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Sam 14 Juil 2012 - 15:38



J'avais lu, il y a quelques jours, (je ne me souviens plus où, Embarassed )un article qui expliquait que les patients SEP craignaient par dessus tout la dégénérescence cognitive, plus encore que le handicap physique, dans la SEP.(plusieurs études parlent, effectivement, d'atrophie du cerveau, de troubles de la mémoire, etc ... ce qui ne nous rassure pas: peur de devenir fous, ou idiots??? affraid )
Je rechercherai une autre fois, car, si je ne retrouve pas cet article du premier coup, ben ... c'est fichu pour aujourd'hui. (et voilà, trou de mémoire, je suis une victime de ce déclin cognitif ... Embarassed Crying or Very sad

Pour ceux que le sujet intéresse, il y a ce récap des études effectuées sur les troubles cognitifs dans la SEP, sur MSRC (en anglais, mais traduc Google plutôt compréhensible).
http://www.msrc.co.uk/index.cfm/fuseaction/show/pageid/1264

Et aussi, ce document, pas récent (2004), très complet:

http://www.msif.org/docs/MSinFocusIssue4FR.pdf

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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Mer 31 Oct 2012 - 12:35





Une secrétaire de l'hôpital vient de m'appeler: j'ai rendez-vous le 23 Novembre pour un test sur la mémoire!

Comme ça, on pourra peut-être évaluer les dégâts de la SEP ... Rolling Eyes

D'autres personnes ont-elles déjà passé ces tests???
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 7 Fév 2013 - 23:27


Hum, j'ai dû en parler ailleurs ... (pas dans le bon topic??)
Mais, la psy m'a dit "excellent"! cheers
Je verrai dans 6 mois, ce qu'en pense ma neuro ..
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 7 Fév 2013 - 23:35


Sur MS-UK:
http://www.ms-uk.org/index.cfm/MSnews


Un enfant sur trois atteints de SEP souffre d’une déficience cognitive

Les données de la plus vaste étude multicentrique sur la fonction cognitive chez les enfants atteints de sclérose en plaques (SEP) révèle que le tiers de ces patients ont une déficience cognitive, selon une étude publiée dans Neurology « Enfant ».

Dirigée par Lauren B. Krupp, MD, directrice du Centre Pédiatrique pour la sclérose en plaques à l'Hôpital pour enfants (Centre Lourie , Stony Brook l, l'étude indique que les patients vivent une série de problèmes liés à la cognition.

« La déficience cognitive se produit chez les enfants et les adolescents ayant une Sclérose en plaques: les résultats d'une réseau des Etats-Unis », le Dr Krupp et ses collègues de Stony Brook et cinq autres centres nationaux de SEP Pédiatrique, ont évalué le fonctionnement cognitif de 187 enfants et adolescents atteints de SEP et 44 ans après qu’ils aient connu leur premier épisode neurologique ( Le syndrome clinique isolé) indicatif de la SEP.

Ils ont constaté que 35% des patients atteints de SEP et 18% des personnes atteintes du syndrome clinique isolé répondaient aux critères de déficience cognitive. Tous les patients étaient âgés de moins de 18 ans avec la maladie depuis environ deux ans.

«Cette étude est importante car elle représente la plus grande étude à ce jour ayant appliqué une batterie complète de tests neuropsychologiques pour évaluer le fonctionnement cognitif des enfants atteints de SEP, et les résultats nous montrent clairement que les problèmes cognitifs sont largement répandus et peuvent se produire très tôt dans le cours de la maladie de ces patients, "a déclaré le Dr Krupp, également professeur de neurologie à Stony Brook University School of Medicine.

«Ces résultats sont extrêmement importants car ils soulignent la nécessité d'une reconnaissance rapide pour les neurologues et autres spécialistes de la SEP, des problèmes cognitifs chez nos patients afin de rechercher des façons d'intervenir et d'aider à améliorer les capacités cognitives de ces enfants pendant qu'ils sont à l'école et au-delà."

Les auteurs rapportent que le Réseau des Centres d'Excellence de SEP pédiatrique a utilisé une batterie complète de 11 tests relatifs aux domaines cognitifs tels que la compétence globale, la lecture et le langage, l’attention, la mémoire et la vitesse de traitement de l’information, les fonctions exécutives, l'apprentissage verbal et le rappel, la vitesse visuo-motrice, l’intégration visuo-motrice, et la coordination.

Les tests étaient pratiqués sur une durée de 2,5 heures, et un participant était considéré comme « douteux » (pathologique ?) lorsque le pourcentage des scores aux tests classés « douteux » était supérieur d’un tiers. Ils ont constaté que les domaines les plus fréquemment concernés par une dégradation, étaient la coordination motrice fine (54%), le traitement de l'information, la visuo-motricité (50%), et la vitesse (35%).

Parmi les différents tests qui ont montré le taux le plus fréquent de troubles était le « Grooved Peg Board » -- une mesure de la vitesse de la motricité fine et de la coordination -- et un test pour l’intégration visuo-motrice -- une mesure qui dépend en partie de la coordination motrice fine—

Les chercheurs ont pris en compte des variables cliniques dans l'analyse, dont la durée de la maladie, l'état de diagnostic, l'âge d'apparition de la maladie et le handicap. Ils ont constaté que le diagnostic de sclérose en plaques et l'invalidité neurologique globale étaient les deux seuls facteurs indépendants prédictifs de la déficience cognitive.
Ils ont également pris en compte les variables socio-démographiques telles que l'âge, le sexe et l'origine ethnique, et ont démultiplié géographiquement , et diversifié, leur réseau des Centres d’Excellence pour la SEP Pédiatrique afin de créer l’échantillon.

Les centres ayant participer à l'étude sont : le Centre Lourie pour la sclérose en plaques pédiatrique à Stony Brook, l'Université de Californie à San Francisco, l’Université de l'Alabama à Birmingham, l’Institut de Neurologie Jacobs Neurological à SUNY Buffalo, l’Hopital Général de Boston,Massachusetts, et la Clinique Mayo à Rochester, Minnesota.

Les auteurs soulignent que la prochaine étape pour les chercheurs en SEP pédiatrique au sein du réseau est de favoriser la recherche afin "d'élaborer des stratégies pour identifier rapidement les enfants atteints de la sclérose en plaques qui ont un risque de problèmes cognitifs ainsi que pour mettre en place un traitement. " L'étude a été financée en partie par la National MS Society.

A propos du Centre Lourie pour la sclérose en plaques pédiatrique

Le Centre Lourie pour la sclérose en plaques pédiatrique, une partie de l'hôpital pour enfants Stony Brook de Long Island, a été créé pour promouvoir la reconnaissance, l'évaluation et le traitement des enfants et adolescents atteints de SEP à travers la création d'un programme multidisciplinaire dédié aux soins cliniques et à la recherche scientifique pour les enfants et adolescents atteints de SEP.

Le centre comprend une équipe de cliniciens spécialistes de la SEP, en neurologie pédiatrique, soins infirmiers, travail social, psychiatrie, neuro-imagerie, et la neuropsychologie. La collaboration des cliniciens avec des chercheurs venant d'une variété de domaines, tels que les neurosciences, la neuro-immunologie, la génétique, la physique et la chimie. Le centre a été désigné Centre d'Excellence de la Société Nationale de Sclérose en Plaques .

Source: Fil de presse © 2013 Newswise, Inc (06/02/13)
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 7 Fév 2013 - 23:42


Un pdf intéressant sur les différents tests utilisés pour l'évaluation des troubles cognitifs: dont le "Grooved Pegboard Test".

http://www.advys.be/docs/f280.pdf
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message   le Dim 10 Fév 2013 - 16:54

@Helene

En 2008 et 2009, j'ai eu l'occasion de passer 2 tests (2h) au centre du langage de la Pitié.
Les résultats parlent d'eux mêmes: "...Difficulté à organiser les taches avec méthode...", "...Difficulté à prioriser, difficulté à exécuter 2 taches en même temps..."
"...Besoin de réaliser de taches dans l'urgence..." etc.
Grosso modo, c'est organised confusion..
Trés fréquent dans la sep, dixit la neuro-psy; mais dur à rééduquer (zones cérébrales lésées).
J'ai une 20aine de plaques à différents endroits.
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Dim 10 Fév 2013 - 20:30



D'accord, Jérôme! Smile

Les troubles cognitifs précéderaient la SEP: c'est ce que j'avais lu, il y a 2 ou 3 ans (ou 4 ...) sur un site canadien: en fait, ils précéderaient les symptômes cliniques! Le problème, c'est qu'on n'en tenait pas compte, avant, et seuls les symptômes cliniques de la SEP étaient surveillés (et les éventuelles dépressions, qu'on liait uniquement à l'annonce du diagnostic).
Aujourd'hui, on admet, enfin, que certains troubles psy "font partie" de la SEP: environ 50% des patients en souffriraient, à des stades plus ou moins graves.

Ton témoignage le confirme! Wink

C'est une bonne idée d'avoir consulté afin de faire le point! Merci pour nous en avoir fait part!

Perso, j'ai ressenti vraiment tous ces problèmes dont tu parles, et je tiens à te rassurer: ces capacités "intellectuelles" peuvent revenir (de même, certaines plaques peuvent disparaître, si elles ne sont pas cicatrisées) tout comme pour les symptômes physiques: tout dépend, je pense, des différents traitements qui existent, et à venir, permettant de retrouver cette "cognition" ... Il y a des exercices, je crois, une sorte de "rééducation cognitive": t'en ont-ils parlé à la Salpé?? (On e a parlé, ici, mais je crois qu'il s'agissait de résultats d'études ??? Je rechercherai ...)

Continue à te renseigner, ça vaut le coup!

Au fait, tu n'avais pas essayé le "caisson hyper-barre"?? (il parait que c'est très bon pour retrouver ses fonctions cognitives, car cela permet de ré-oxygéner le sang qui circule dans le cerveau ...??).

Bonsoir, Jérôme!
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Dim 10 Fév 2013 - 20:53



Ah, j'oubliais ..
J'ai passé un test de mémoire (2h), il y a quelques mois: je ne voulais pas le faire au moment où j'étais au creux de la vague, bien que la psy me l'avait conseillé: peur du résultat, tellement j'avais l'impression d'avoir perdu la majorité de mes neurones... Mais, elle me l'a redemandé, et comme, justement je me trouvais mieux, je l'ai fait! Résultat, "excellent!" (sauf, "peut-être" au niveau de la concentration: mais, ça, j'ai toujours eu ce problème, alors ... J'vais pas prendre la tête).
J'en suis ressortie (de la consultation), rassurée!

Un "ennemi" pour les facultés cognitives: c'est la fatigue!! (psy dixit), et comme la fatigue est très présente dans la SEP, là aussi, il y a peut-être un lien ... et des ... SOLUTIONS! (donc, voir avec les traitements, médicamenteux, ou mieux, naturels --exercices pour contrôler le stress--, le yoga etc..

Rester ZEN!! c'est bon pour l'intellect! Very Happy )
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  joma2 le Dim 10 Fév 2013 - 21:10

Laurence a été voir sa neurologue il y a 3 semaine et pour le fatigue, elle lui a prescrit un nouveau truc du Mantadix (on en a déjà parle sur Forseps) !?

Bye
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message   le Lun 11 Fév 2013 - 14:08

"Les troubles cognitifs précéderaient la SEP: c'est ce que j'avais lu, il y a 2 ou 3 ans (ou 4 ...) sur un site canadien: en fait, ils précéderaient les symptômes cliniques!" et la Fatigue également présente depuis mon adolescence.
En y réflechissant bien, tout à du se mettre gentiment en place suite à une mononucléose à 14 ans (1er signes "anormaux de fatigue).
Ca a pété 12 ans plus tard; 6x2 (cycle); c'est clair! bounce bounce bounce
Pour revenir au noni ou autre goji et autres compléments, je pense que le plus est anecdotique (pour moi).
C'est si complexe...
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 7 Mar 2013 - 21:52



Oui, Jérôme, les troubles cognitifs précéderaient les symptômes cliniques! (Cela avait été posté sur le forum, mais j'n'ai pas eu le temps de rechercher ... Et il y avait un article intéressant du site de la MS Society du Canada!)
Nous avons lu les mêmes infos, je pense ...
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 7 Mar 2013 - 22:04



Sur MS-UK:

Une étude suggère que les patients SEP ayant des problèmes cognitifs ont plus de dommages au cerveau

(03/07/12)

Les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) qui ont des problèmes cognitifs ou des problèmes de mémoire, d'attention et de concentration, ont plus de dégâts dans les zones du cerveau impliquées dans les processus cognitifs que les personnes atteintes de SEP qui n'ont pas de problèmes cognitifs, selon une étude publiée dans l’édition en ligne de la revue médicale de l’American Academy of Neurology du 6 Mars 2013,.

L'étude a utilisé un type d'IRM du cerveau appelé imagerie du tenseur de diffusion régulières afin de comparer les mesures du cerveau chez 20 personnes atteintes de SEP liées à des problèmes cognitifs, 35 personnes atteintes de SEP qui n'ont pas eu des problèmes cognitifs et 30 participants en bonne santé. Les images de tenseur de diffusion a montré que, par rapport aux sujets témoins en bonne santé, les personnes SEP sans problèmes cognitifs, avaient une déficience de 49% dans l’intégrité de la matière blanche cérébrale, alors que l'intégrité des facultés étaient affaiblies de façon évidente de 76% de la matière blanche étudiée chez les personnes atteintes de SEP et qui avaient des problèmes cognitifs.

Chez les personnes atteintes de SEP avec des troubles cognitifs, les dysfonctionnements étaient particulièrement visibles dans des zones importantes pour les capacités cognitives, comme le thalamus. "Cette technologie d'imagerie « state-of-the-art » confirme que les symptômes cognitifs de la SEP ont une base biologique », a déclaré l’auteur de l'étude Hanneke E. Hulst, du Centre Médical Universitaire VU d’Amsterdam, aux Pays-Bas. «La conséquence de cette découverte est que l'imagerie peut maintenant être utilisée pour capturer un plus large éventail de changements dans le cerveau des personnes atteintes de SEP, et donc aider à déterminer plus précisément si les nouveaux traitements aident tous les aspects de la maladie."Les problèmes cognitifs sont fréquents dans la SEP, affectant jusqu'à 65% des personnes atteintes de la maladie.

Source: Medical News.Net (03/07/12)
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 7 Mar 2013 - 22:38



Résumons:
Dans l'étude ci-dessus, il est dit que les troubles cognitifs étaient corrélés à un plus grand nombre de plaques au cerveau (dans les zones de "cognition").

Ce qui avait déja été dit dans ce post de Mars 2011
http://www.forseps.org/t89p15-les-troubles-cognitifs-dans-les-maladies-neurologiques
Message n°29:

Page d'accueil d'Arsep:

Au stade précoce de la sclérose en plaques, les perturbations cognitives sont reliées à la localisation des lésions cérébrales

L’existence de perturbations cognitives au stade précoce de la sclérose en plaques a été mise en évidence dans de nombreuses études. Cependant, les processus pathologiques qui sous tendent ces troubles sont encore mal connus à ce stade de la maladie. Cette étude avait pour objectif de déterminer l’impact de la localisation des lésions cérébrales sur le fonctionnement cognitif.

Un groupe important de patients (97) a été évalué au stade le plus précoce de la SEP à l’aide d’une batterie de tests neuropsychologiques pour déterminer l’existence et l’importance de perturbations cognitives. Ces patients ont bénéficié d’un examen IRM pour évaluer l’importance des lésions cérébrales et leur localisation.
24 % des patients présentaient un déficit cognitif significatif à au moins un des tests.

Ces résultats ont montré un lien entre l’existence de troubles de la mémoire verbale et de la mémoire spatiale et la présence de lésions localisées dans certaines parties du cerveau connues pour être impliquées dans ces fonctions cognitives.

En revanche, il n’a pas été montré de liens entre la perturbation des capacités attentionnelles, très fréquente dans cette maladie, et la localisation des lésions. Ce résultat n’est pas surprenant car de nombreuses études ont montré que ce type d’altération est plutôt lié à l’atteinte diffuse des connections entre différentes régions cérébrales qu’à l’atteinte même de ces régions. Cette étude est importante car elle a permis d’évaluer un grand nombre de patients afin de mieux connaître les processus pathologiques qui sous tendent les perturbations cognitives au tout début de la maladie.

Ce travail a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation ARSEP. Plusieurs des auteurs ont reçu des subventions au cours des dernières années. Les résultats vous sont résumés par les auteurs.


Donc, rien que l'on ne sache déjà!

Et, Dans l'article de la MS Society du Canada, il était rapporté que les troubles cognitifs étaient présents "avant" les symptômes physiques de la SEP, parce qu'il y avait une atrophie de la Matière Grise, et donc, l'atrophie de la Matière Grise précédait l'attaque de la myéline (Matière Blanche).

Et aussi, ce lien vers ce sujet, déjà abordé, mais sous l'angle psychologique:
http://www.forseps.org/t956p15-troubles-psychologiques-et-sep


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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message   le Ven 8 Mar 2013 - 8:34

Très intéressant!A vrai dire, ça me renvoie à plein de trucs de mon enfance & de mon adolescence!Pfiou...
Ces notions(psycho-cognitives) ne sont pas suffisamment abordées dans la prise en charge de la sep.

Ce qui fait cruellement défaut, c'est des toubibs qui traitent les patients sep dans leur globalité.
Qu'ils soient généralistes ou psychiatres, on s'en fout.
Je pense que ces troubles peuvent être corrigés par des TCC, de la méditation (cf Christophe André), des thérapies corporelles pour se réapproprier son corps(yoga, qi gong,etc), en plus des médications tels antidépresseurs ou autres régulateurs de l'humeur.
Je vous conseille vivement cette vidéo:
http://www.youtube.com/watch?v=nOtsYVniGR8
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 21 Mar 2013 - 19:47

@Jé a écrit:Très intéressant!A vrai dire, ça me renvoie à plein de trucs de mon enfance & de mon adolescence!Pfiou...
Ces notions(psycho-cognitives) ne sont pas suffisamment abordées dans la prise en charge de la sep.

Je suis absolument d'accord avec toi, Jérôme!

Mais on commence sérieusement à en parler, et je vais poster une étude à ce sujet: étude française, qui plus est!
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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 21 Mar 2013 - 20:01


Sur MS-UK:


La déficience cognitive diffère entre les patients SEP Progressive Primaire et les SEP récurrente-rémittente

(21/03/13)

RÉSUMÉ

Objectifs:
Caractériser les capacités cognitives des patients atteints de forme progressive primaire de sclérose en plaques (SEP-PP) et forme rémittente-récidivante de sclérose en plaques (SEP-RR) par rapport aux témoins sains (HC) appariés pour l'âge, le sexe et le niveau d'éducation tout en tenant compte des différentes caractéristiques des PPMS et sclérose en plaques rémittente et de comparer les schémas cognitifs de ces types de sclérose en plaques

Méthode:
Quarante et un patients atteints de SEP-PP, 60 patients atteints de sclérose en plaques rémittente, et 415 HC (témoins sains) ont été recrutés dans une étude transversale.
Les contrôles ont été divisés en 20 groupes selon l'âge, le sexe et le niveau d'études.
Les participants ont été évalués avec une grande batterie de tests neuropsychologiques (NP) incluant une version modifiée de la Brev (batterie rapide d’évaluation des fonctions cognitives), le test de Stroop, les tests informatisés provenant de batteries de tests de performance attentionnelle, durée de l'épreuve numérique, et au test complexe de la figure de Rey.

Résultats :
Les patients atteints de SEP-PP ont obtenu de moins bonnes performances que leurs analogues HC sur presque tous les tests NP.
Les patients atteints de sclérose en plaques rémittente ont obtenu de moins bonnes performances que les HC pour une tâche de substitution de chiffres et de symboles informatisés et au test de vigilance, au temps de réaction pour un balayage visuel, au Paced Auditory Serial Addition Test (PASAT) Test-3 secondes (Le patient a 3 secondes pour répondre aux questions).
Les patients atteints de SEP-PP ont obtenu des scores NP inferieurs et ont eu plus de difficultés dans les domaines cognitifs que les patients atteints de SP rémittente.

Conclusion:
Les patients atteints de SEP-PP ont présenté un large éventail de déficits cognitifs comme la vitesse de traitement de l'information, l'attention, la mémoire, les fonctions exécutives, la mémoire épisodique verbale et, alors que les déficits chez les patients atteints de SEP RR ont été limités à une vitesse de traitement de l'information et à la mémoire de travail par rapport à leurs homologues sains.

Les déficits cognitifs sont plus sévères chez les patients atteints de SEP-PP que chez les patients atteints de SEP rémittente.

Texte intégral Aurélie Ruet, MD, Mathilde Deloire, Ph.D., Julie Charré-Morin, Msc, Delphine Hamel, Msc et Bruno Brochet, MD

Source: Neurology © 2013 American Academy de neurologie (21/03/13)

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Domyleen

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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Jeu 21 Mar 2013 - 20:18



Quelques définitions:

Le Paced Auditory Serial Addition Test (PASAT)
Spoiler:
Le Paced Auditory Serial Addition Test (PASAT) est devenu la référence pour caractériser les troubles cognitifs dans la sclérose en plaques (SEP). L’objectif de notre travail était de mettre à disposition des normes françaises établies au sein d’une population de sujets adultes sains.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0035378710000998

La figure de Rey:
Spoiler:
Figure à recopier en temps libre puis de mémoire. Le sujet n’est pas prévenu qu’il devra faire cette figure de mémoire trois minutes après l’avoir recopiée. Le dessin de mémoire est à faire que si la copie est correcte.

L'effet Stroop:
Spoiler:
En psychologie, l'effet Stroop désigne l'interférence observée entre une tâche principale et un processus cognitif interférant.

Par exemple entre le fait de devoir nommer une couleur (tâche principale) dans laquelle est écrite un mot, et le mot lui-même qui est le nom d'une autre couleur, l'interférence étant provoquée par un processus mental de lecture automatique.

Cette interférence se manifeste par un temps de réaction plus long lorsqu'on demande de nommer la couleur dans laquelle est écrit un mot alors que la couleur qu'il désigne est différente (par exemple, le mot vert écrit en rouge) par rapport à une situation dans laquelle le mot et la couleur correspondent (le mot jaune écrit en jaune).

La lecture (qui consiste avant tout en une reconnaissance des mots) se ferait alors dans la zone occipito-pariétale du cerveau (tandis que le fait de nommer la couleur fait appel au lobe frontal).

La dénomination de cet effet vient du nom de celui qui l'a découvert, le psychologue John Ridley Stroop.

Le test BREV. « batterie rapide d’évaluation des fonctions cognitives »
Spoiler:
La BREV est le sigle de « batterie rapide d’évaluation des fonctions cognitives ». Elle a été conçue sur la base d’une démarche neuropsychologique pour fournir aux professionnels de la santé un outil clinique soigneusement étalonné permettant de dépister les enfants de 4 à 8 ans porteurs d’un déficit cognitif. La BREV explore le langage oral dans son versant expressif et réceptif, les fonctions non verbales (graphisme, raisonnement, discrimination visuelle et fonctions exécutives), l’attention et la mémoire verbale et visuo-spatiale, ainsi que les principaux apprentissages scolaires (lecture, orthographe et calcul). Sa validation a comporté deux phases. La première phase, chez 500 enfants de 4 à 8 ans, a établi les moyennes et écarts types de chaque fonction cognitive testée pour 10 classes d’âge de 6 mois. Les moyennes des subtests dont la passation est la même pour tous les enfants sont très significativement corrélées à la classe d’âge. La reproductibilité a été testée par un re-test chez 70 enfants et les scores sont significativement corrélés aux scores initiaux. La deuxième phase de validation a consisté en une mesure de sa spécificité et de sa sensibilité en comparant, dans une population de 200 enfants épileptiques, les données de la BREV et d’une large batterie de référence (intelligence verbale et non verbale, langage, graphisme, mémoire verbale et visuo-spatiale et apprentissages scolaires). Chacune des fonctions mesurées par la BREV est significativement corrélée à la fonction similaire testée par la batterie de référence. La spécificité et la sensibilité sont à plus de 75 p. 100. La BREV apparaît donc comme un test fiable, soigneusement étalonné et validé, attrayant pour dépister les déficits cognitifs chez l’enfant.

http://www.em-consulte.com/article/205987/article/brev-une-batterie-rapide-clinique-devaluation-des-


Tests sur le concept d’Attention :
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Domyleen

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Re: SEP et Troubles Cognitifs:

Message  Domyleen le Lun 8 Juil 2013 - 20:40

Sur MS-UK:

   Un niveau d’études élevé protégerait des déficits cognitifs :
 
 (03/07/13)

La sclérose en plaques (SEP) peut mener à un déficit cognitif sévère, lorsque la maladie progresse. Des chercheurs Italiens ont constaté que les patients avec de hauts niveaux d'études montrent moins de déficience, sur une évaluation neuropsychologique, comparée avec ceux qui ont un faible niveau d’études.

Leurs résultats sont publiés dans la revue
Restorative Neurology and Neuroscience.

La SEP  est une maladie du cerveau, immunologique et évolutive avec des déficits neuropsychologiques incluant l'attention sélective, la mémoire de travail, les fonctions exécutives, la vitesse d'information et la mémoire à long terme (le souvenir). Ces déficits impactent souvent la vie quotidienne (la capacité de faire des tâches ménagères, les relations interpersonnelles, l'emploi et la qualité de la vie en général).

. Des déficits handicapants donc, dans la vie quotidienne.

Dans cette étude, les chercheurs ont d'abord évalué le rôle de la réserve cognitive, la capacité  du cerveau à se concentrer pour traiter les tâches, afin de compenser le déficit représenté par les lésions au cerveau. Des études précédentes avaient rapporté qu’une plus grande réserve cognitive (RC) protègerait des sujets de la déficience cognitive due à la maladie mais dans ces études reposaient principalement sur l’évaluation effectuée à l’aide de tests de vocabulaire. Ici, les chercheurs ont considéré le niveau d'études et l'accomplissement professionnel au lieu du vocabulaire. Ils ont aussi évalué l’expérience tant par les études que la qualification professionnelle, formulant l’hypothèse que la durée de formation d'un individu ou son parcours  professionnel pouvait être un bon indicateur de CR, semblable à la piste selon laquelle une profession «haute » réduirait le risque de la maladie d'Alzheimer.
 
Le second objectif consistait à évaluer le rôle rôle possible de la fatigue ressentie, la fatigue pouvant avoir un effet très négatif sur la vie quotidienne, car ce peut être un facteur de faible performance cognitive.
 
 50 patients atteints de SEP cliniquement définie, ainsi qu’une cohorte de 157 témoins ont participé à l’étude. Les individus des deux groupes étaient appariés par âge (en moyenne 40,41 ans : ± 9.67) , sexe et niveau d'étude (en moyenne 12,37 ans d'études scolaires : ± 4.42). La performance cognitive a été évaluée en utilisant l’échelle Paced Auditory Serial Addition Test (PASAT), un test à sensibilité élevée dans la détection des déficits cognitifs associés à la SEP, la fatigue a été évaluée par le Modified Fatigue Impact Scale (MFIS)  qui évalue les effets de la fatigue en termes de fonctionnement physique, cognitif et psychosocial.
  Les deux groupes ont passé également toute une série de tests neuropsychologiques mesurant, entre autres les capacités, la vigilance et l'attention.
 
   Sur les 50 patients diagnostiqués cliniquement, 17 avaient moins de 13 ans de scolarité, non diplômés, de niveau secondaire, et 33 cumulaient plus de 13 années de scolarité, menant à un diplôme de niveau universitaire. Les deux groupes ont participé à une batterie de tests neuropsychologiques, y compris des tests standards pour évaluer la vigilance, l’attention  et l'attention partagée. Aucune des tâches n’a montré de différences entre les groupes.
 
  Les patients ont également été classés selon leur appartenance aux différentes catégories socioprofessionnelles, recensées en Grande-Bretagne, allant des catégories moindres,  (étudiant, femme de ménage,  employés de commerce, ouvrier non qualifié/ spécialisé, ou qualifié ou des métiers tels qu’employé de bureau) à des postes plus élevés  (directeurs d’entreprise publiques/privées, où ces catégories professionnelles sont basées sur la complexité et l'effort cognitifs a dû effectuer le travail efficace (valorisant.). Ils ont été alors divisés en trois nouveaux groupes : les catégories professionnelles « basses », à faible niveau d’études, les catégories professionnelles  « basses » avec un niveau d’études élevé , et les catégories « hautes » avec un niveau d’étude élevé.


 Les chercheurs ont constaté que les versions PASAT «rapides» étaient plus aptes à l'identification des capacités compensatoires par rapport aux versions PASAT «lentes». Les patients atteints de SEP avec un faible niveau d'études, ont eu des résultats plus médiocres que les témoins sains appariés lors des tests PASAT 3rapides». En revanche, aucune différence n'a été observée entre les patients SEP avec un niveau d’études élevé et les témoins appariés, indépendamment de du type de test PASAT. D'autre part, ni la réussite professionnelle ni la fatigue n’avaient d’impact sur les déficits cognitifs dans la SEP.
 
   "Ces résultats indiquent que le faible niveau d’études est un facteur de risque de déficience cognitive chez les personnes atteintes de maladies neurologiques telles que la SEP, tandis qu'un niveau d'éducation élevé pourrait être considéré comme un facteur de protection contre les troubles cognitifs liés à la maladie», observe le chercheur principal, Elisabetta Làdavas, PhD, Directeur du Centre d'études et de recherche en neurosciences cognitives, Cesena (Italie) et professeur de neuropsychologie au Département de psychologie de l'Université de Bologne, (Italie). Elle en conclut que «Les effets protecteurs des études sur le profil cognitif des patients atteints de SEP devraient être pris en compte dans des études longitudinales sur les fonctions cognitives, et dans les essais thérapeutiques visant à améliorer la cognition chez ces patients."


Journal de référence:
C. Scarpazza, D. Braghittoni, B. Casale, S. Malagú, F. Mattioli, G. di Pellegrino et E. Ladavas. Education protège contre les changements cognitifs associés à la sclérose en plaques. Réparatrice neurologie et de neurosciences, 2013; DOI: 10.3233/RNN-120261


Source: Science Daily droit d'auteur 2013, en ScienceDaily, LLC (07/03/13)
 

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