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Le journal de Sylvie

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Domyleen

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Ven 31 Mai 2013 - 22:51


Hélas, Sylvie ... Janine Thombrau n'est plus de ce monde! Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

C'était une femme extrêmement courageuse, qui s'est battue pour tous, mais la SEP, cette garce, a eu raison de ses dernières forces!

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/tag/janine+thombrau+d%C3%A9c%C3%A8s

Tuslanes

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Dim 2 Juin 2013 - 21:51

Bonsoir Domyleen,

Cela m'a fait comme un grand vide d'apprendre son décès, je ne la connaissais que par ses écrits mais ils ont su me remplir de sa force de vivre. Tachons de lui rendre hommage en continuant sur ses pas, elle restera dans nos pensées à chaque victoire aussi petite soit elle. Merci à elle pour tout ce qu'elle nous a apporté. Merci à toi pour le lien, aussi triste soit-il.
Sylvie.

Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-41 ACTIONS IVCC A TRAVERS LE MONDE...ET NOUS?.

Message  Tuslanes le Sam 8 Juin 2013 - 11:18

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-41
par Sylvie Tuslanes, jeudi 16 février 2012, 23:48 ·

ACTIONS IVCC A TRAVERS LE MONDE...ET NOUS?.

Comme beaucoup de personnes au travers le monde qui se battent pour mettre au grand jour la théorie de l'IVCC, il serait de notre intérêt de mener des actions communes. Nous aurions ainsi au moins l'avantage de pouvoir prouver plus tard que nous avions alerté et mis au courant sur la situation, finis les" nous ne savions pas, vous auriez dû...."

On pourrait effectivement rédiger une lettre type que chacun enverrait, plutôt par mail car laisse des traces, mais assorti d'un courrier pour le moins d'excuses possibles, aux différentes personnes concernées. Peut être faudrait il un document pour les autorités et un second pour les scientifiques en termes plus médicaux?.

Pour avoir tenté des actions isolées, je crois qu'il faut frapper avec des démarches collectives réalisées par le plus grand nombre possible d'intervenants. Même si nous sommes bien petit par rapport à la toute puissance de l'argent, jouons les fourmis inquisitrices, rentrons par toutes les petites portes et sachons dire à nos arrogants interlocuteurs que, si ils ont bien profité, nous ne sommes pas dupes, que si ils nous ont longtemps seriné leurs jargons méprisants, ils peuvent gesticuler d'indignation maintenant.

Nous pouvons tabler soit pour une lettre type que nous envoyons tous à nos différents médecins, autorités etc..ou pleins de lettres personnelles envoyées d'un bloc au même médecin, association et compagnies( ordres, prescrire etc...). J'y pense depuis un moment car les actions isolées ne portent pas souvent leurs fruits et se perdent dans la nature.

Je précise ici que cela ne fait pas partie de mes domaines de compétences mais que je m'engagerai volontiers aux cotés des personnes plus douées pour assumer ce rôle.

Il faut savoir que nos amis canadiens sont encore plus mal lotis que nous, ils n'ont pas accès aux contrôles post-angioplastie même si ils paient de leurs poches. Pourtant ils remuent ciel et terre pour faire bouger les choses.

Alors, si nous ne voulons pas être fidèles à notre réputation du français râleur, assisté qui se complaît dans l'inertie mais qui, du même coup, nourrit et conforte, sans opposer l'ombre d'une objection légitime, la cupidité de certains qui le manipulent, l'exploitent, en usent et en abusent, réveillons nous tant qu'il est encore temps.

Notre santé est notre bien le plus précieux, prenons la en main car d'autres ont bien compris à quel point il est judicieux de s'en emparer et de la faire fructifier. A coté, même les banquiers paraissent inoffensifs, leurs actes sont moins vicieux et relèvent moins de perfides trahisons, peut être par notre lien plus émotionnel à la santé par rapport à l'argent.

N'oublions pas que la sécurité sociale, c'est nous tous, et qu'elle sert moins, aujourd'hui, sa grande promesse d'équité face aux soins, que les intérêts manifestes d'une minorité qui manœuvre à sa guise selon un schéma, savamment planifié, je l'admet. Respect pour un huilage si parfait des rouages de cet engrenage, désolée de faire partie des empêcheurs de tourner en rond mais, depuis que ma propre horloge est désynchronisée, je n'arrive plus à avancer en harmonie dans ce système, ça grince à m'en faire perdre toute notion d'indulgence, STOP devient mon seul salut.

Des médecins en France réfléchissent à des actions organisées mais ils ont besoin de nos soutiens et de nos participations actives. Ne restons pas les bras croisés en attendant qu'ils se bougent pour nous, c'est vivre d'utopie et négliger l'urgence de la situation pour nous au profit du bonheur de nos plus fervents détracteurs. Nous avons plus à gagner qu'à perdre si ce n'est d'amers regrets.

Voici quelques exemples de nos homologues étrangers qui peuvent nous inspirer. Excusez les traductions écornées, mon anglais n'étant pas parfait, j'ai essayé surtout de refléter le sens des mots, leur signification. Si quelqu'un veut me reprendre sur certains points, je ne lui en voudrais pas, bien au contraire, cette participation étant précieuse pour divulguer la réplique la plus exacte des faits.

LETTRE TYPE USA

1. Décrire l'IVCC dans vos propres mots .... faire simple.

2. Dites-nous comment l'IVCC a influé sur votre propre vie, la rendre personnelle.

3. Expliquer comment l'IVCC n'a pas reçu un financement adéquat aux États-Unis.

4. Expliquer pourquoi nous avons besoin de recherches indépendantes.

5. Donner le site de l'IVCC Alliance, www.ccsvi.org, ou ISNVD, www.isnvd.org, pour plus d'informations sur l'IVCC.

limitez vous à une page, expression claire, informative et qui vient du cœur. Cliquez ici pour un lien vers les noms et adresses pour le Caucus MS.

https://docs.google.com/document/d/1ZZO3HipAVkx_wvn41YmCJCzcg7H5xHLi2cRaB3Ct7uo/edit?hl=en_US&pli=1

PROJET DE LOI CANADA/KIRSTY DUNCAN POUR MARS 2012.

Loi établissant une stratégie nationale concernant l’insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC)

Attendu :

-que les études scientifiques sur l’insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC) sont de plus en plus nombreuses, comme en témoignent les articles évalués par les pairs qui ont été publiés et les exposés présentés à l’occasion d’importantes conférences scientifiques sur l’IVCC qui ont eu lieu à Hamilton (Canada), en février 2010, à New York (États-Unis) en juillet 2010, à Washington (États-Unis) en octobre 2010, à Katowice (Pologne) en mars 2011, à Bologne (Italie) en mars 2011, à Chicago (États-Unis) en avril 2011 et à San Diego (États-Unis) en mai 2011;

-que de nombreux différents groupes de par le monde (notamment en Grèce, en Pologne, en Jordanie et aux États-Unis) ont montré, par la technique de la phlébographie par cathéter — la norme d’excellence —, que l’IVCC est présente chez plus de 90 % des personnes atteintes de sclérose en plaques, et qu’une étude internationale multicentrique par écho-doppler couleur de plus de 705 cas a révélé que 86 % des personnes atteintes de sclérose en plaques souffrent d’IVCC;

-que plus de 12 500 personnes atteintes d’IVCC ont été traitées dans plus de 50 pays et qu’elles signalent une réduction du brouillard cérébral et de la fatigue ainsi qu’une amélioration de la circulation et de la motricité, mesurées par l’amélioration des résultats obtenus à l’aide de l’échelle étendue du statut d’invalidité, du questionnaire sur la qualité de vie dans la sclérose en plaques et de l’échelle d’évaluation des répercussions de la fatigue;

-que des essais cliniques ont démontré le caractère sécuritaire de l’angioplastie par ballonnet dans le traitement de l’IVCC;

-que, bien que l’anatomie veineuse, l’évolution de la sclérose en plaques et la durée de la maladie varient d’une personne à l’autre, certaines d’entre elles ressentent une diminution des symptômes après avoir reçu le traitement de l’IVCC;

-que de multiples essais cliniques sur le traitement de l’IVCC sont en cours aux États-Unis et dans d’autres pays;

-que des personnes ayant reçu le traitement de l’IVCC continuent de voir leurs rendez-vous médicaux et leurs tests obligatoires annulés, de se voir refuser des traitements et de faire l’objet de menaces;

-que le Parlement du Canada reconnaît que, chaque année, 400 Canadiens meurent de la sclérose en plaques — dont bon nombre par suicide — et que tout retard à procéder aux essais cliniques sur le traitement de l’IVCC risque d’entraîner la détérioration de l’état des personnes atteintes de sclérose en plaques et de faire la différence entre marcher et ne pas marcher, entre vivre en autonomie et dépendre des autres pour vivre, et entre vivre et mourir,

Maintenant, donc, Sa Majesté, par et avec l'avis et du consentement du Sénat et de la Chambre des communes du Canada, décrète ce qui suit

PETIT DÉJEUNER AVEC KIRSTY DUNCAN.

14 Février 2012

Environ 20 députés et les sénateurs ont montré l'intérêt de l'IVCC et ont assisté à un déjeuner organisé par le Dr Kirsty Duncan et co-animée par la sénatrice Jane Cordy. Le Dr James McGuckin, le Dr Joseph Hewett et Linda Hume-Sastre étaient les conférenciers.

Dr McGuckin et le Dr Hewett ont expliqué l'IVCC, ce qu'ils font pour traiter l'IVCC et ont exhorté les députés et les sénateurs pour faciliter et accélérer le traitement de l'IVCC au Canada. Ils ont tous deux expliqué l'importance critique de la santé vasculaire pour le bien-être.

Certains des points soulignés par les deux médecins:

· Angioplastie pour les veines n'est pas une idée nouvelle et n'est pas rare;

· Deux médecins ont été performants en angioplastie sur les veines depuis de nombreuses années;

· Les veines ne sont pas les vaisseaux faibles et tolèrent et répondent à l'angioplastie;

· À l'unisson ils ont dit que environ 90% de leurs patients sont des Canadiens et qu'ils ne comprennent pas vraiment pourquoi le Canada est résistant à l'IVCC;

· Dr McGuckin a souligné que l'étude du Dr Zamboni n'a pas été entièrement répliquée parce que lui et docteur Hewett et d'autres radiologues interventionnels traitant l'IVCC sont allés bien au-delà de cette étude initiale;

· Docteur Hewett a demandé ostensiblement quel est le problème au Canada et a rappelé aux députés et sénateurs que le Canada dispose de l'expertise, des installations et de la capacité de conduire le monde dans l'IVCC dans le traitement et la recherche;

· Les deux médecins ont répété, en réponse à une question, que l'angioplastie n'est pas seulement réalisée sur les artères et que des milliers d'angioplasties sont effectuées chaque année sur les veines.

Docteur Hewett et le Dr McGuckin sont venu à Ottawa à leurs propres frais pour plaider en faveur des Canadiens atteints de SP. Ils ont tous deux déclaré que les Canadiens doivent être traités à domicile. Ils ont fait cela en sachant très bien qu'ils perdraient des affaires si cela se produisait. Toutefois, les deux médecins se soucient profondément de leurs patients et de la situation dans laquelle les Canadiens avec MS se trouvent.
Linda Hume-Sastre a décrit son expérience avec le traitement de l'IVCC. Elle a dit aux députés et aux sénateurs qu'elle et les autres Canadiens avec MS soutiennent le projet de loi C-280 et le projet de loi S-204 (Jane Cordy Sénat le projet de loi) et a exhorté les députés et les sénateurs à faire la bonne chose et de soutenir les projets de loi. Linda dit que le gouvernement ne bouge pas assez vite sur cette question et a souligné que les études de sécurité sur l'angioplastie par ballonnet pour le traitement de l'IVCC ont déjà été faites. Elle a décrit les résultats de l'étude réalisée en Albany et publié dans le Journal de Radiologie vasculaire l'an dernier qui a évalué la sécurité de l'angioplastie par ballonnet et a conclu que la procédure est sécurisée avec une incidence de 1,6% de complications. Elle a rappelé aux députés et aux sénateurs que les études réalisées dans d'autres pays ont été acceptés pour une dénervation rénale, mais ne sont pas acceptés pour l'IVCC.
Linda a déclaré qu'il n'y a absolument aucune raison de ne pas avoir un essai de phase III menée en multi-centres avec une grande population de patients qui seraient suivies avant et après traitement.
Après le petit déjeuner il y avait une conférence de presse et il est à espérer que les déclarations faites par le Dr McGuckin, docteur Hewett et Linda Hume-Sastre seront diffusées par les médias.
Linda a remercié le Dr McGuckin et le Dr Hewett, au nom de la communauté IVCC, pour être venu au Canada pour défendre avec tant d'éloquence pour les Canadiens avec la SP.


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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-42 HYPNOSE.

Message  Tuslanes le Dim 30 Juin 2013 - 15:14

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-42 HYPNOSE.

par Sylvie Tuslanes, lundi 20 février 2012, 01:34 ·
HYPNOSE.


Pour avoir été confrontée à une éventuelle prise en charge de la douleur par Hypnose, il y a quelques années déjà, je m'étais penchée sur ces techniques. Un médecin d'un centre anti-douleur insistant pour de telles consultations, il n'en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité et mon intérêt sur le sujet.

J'ai appris alors que le terme hypnose désigne traditionnellement un état modifié de conscience ainsi que les techniques permettant de créer cet état et les pratiques thérapeutiques utilisées pendant cet état. Cependant, contrairement à une idée répandue (selon laquelle l'hypnose est une forme d'inconscience ressemblant au sommeil), des recherches récentes suggèrent que les sujets hypnotisés sont pleinement éveillés et qu'ils focalisent leur attention.

Dans ce sens l'hypnose consiste à fixer son attention sur un objet ou plus généralement une réalité d'ordre visuel, voire sonore, cela afin que le psychisme « s'endorme », à savoir se mette dans une position de relâchement maximale, position très proche du sommeil pour l'esprit. Ainsi, au propre comme au figuré, on peut considérer que l'état d'hypnose est en fait une façon de regarder.

On peut également aboutir à cet effet hypnotique par soi-même et sans recourir à une visualisation forcée, simplement, les yeux fermés, en tentant « d'intérioriser » son regard, d'avoir la sensation d'une certaine manière d'enfouir, de perdre son regard en soi. Cela ressemble beaucoup au relâchement des yeux lorsque ces derniers ne font plus d'efforts d'accommodation, mais ici poussé à l'extrême.

Il existe différents usages thérapeutiques de l'hypnose, psychothérapie, douleur, mémoire, anesthésie etc...et l'on peut même faire de l'autohypnose.

Tout un programme qui m'intriguait mais auquel j'ai du renoncer par carence de médecin la pratiquant près de chez moi. Je doutais de l'intérêt de celle-ci si elle s'accompagnait de plusieurs heures de transport vue l'état de fatigue dans lequel je me trouvais.

Mais voilà que lors de conversations avec des médecins pratiquant l'angioplastie pour l'IVCC, cette technique réapparaît. En fait nous polémiquions sur l'intérêt ou non de l'anesthésie générale pour une intervention ou elle n'est pas justifiée.

Je rappelle partiellement ce que j'avais écrit dans MON JOURNAL IVCC-14 concernant l'anesthésie locale versus la générale, dans le cadre de l'angioplastie veineuse, bien entendu.

"CHOISIR LE TYPE D'ANESTHÉSIE.

Les questions posées se situent donc autour du thème de l'acceptabilité des risques.
Le niveau d'acceptabilité d'un risque doit être déterminé en fonction d'une part des souhaits des PATIENTS subissant ces risques, d'autre part des professionnels, jugeant de la faisabilité d'une telle maîtrise.

Les complications d'une anesthésie générale:

1-Complications respiratoires

Il s’agit des complications les plus fréquentes et de la première cause de mortalité.

2-Complications cardiovasculaires

Elles sont peu fréquentes (1 à 2%), mais mettent en jeu le pronostic vital.

3-Complications neurologiques

Il s'agit principalement d'accidents vasculaires cérébraux, il est le plus souvent bien difficile de les imputer directement et uniquement à l'anesthésie bien conduite.

4-Complications allergiques

Elles sont celles que redoutent le plus les patients. Elles sont rares (1/13 000)

Des accidents peuvent survenir pendant l'anesthésie, notamment l’infarctus, l'arrêt cardiaque, l'arrêt respiratoire, l’accident vasculaire cérébral ; d'autres surviennent au cours du réveil et donnent lieu à des complications infectieuses, à une insuffisance rénale postopératoire, etc.

Mais je suis consciente que l'anxiété excessive peut rendre cette intervention très difficile et pour le patient, et pour le médecin, et donc que l'anesthésie générale, très bien maîtrisée de nos jours, peut s'avérer indispensable et même utile pour certains cas.

CONCLUSION.

Chacun doit choisir en fonction de son tempérament."


Il est certain que l'angioplastie en elle même est de toute évidence une intervention qui ne nécessite pas d'anesthésie générale. Les douleurs engendrées sont de faibles intensités la plupart du temps, parfois moindre que les maux de gorge attribués à l'intubation nécessaire lors de l'anesthésie générale. Les risques courus lors d'une anesthésie générale sont supérieurs, je pense, à ceux de l'angioplastie elle même. Ici encore vous agissez sur des NEURONES en ne connaissant pas exactement le mode d'action, qualifié d' "hypothétique".

Avec l'anesthésie locale vous agissez seulement sur l'influx nerveux transmis par les NERFS. De plus vous restez conscient, vous suivez les gestes des médecins et mieux encore vous pouvez participer et aider ceux ci (tourner la tête, arrêter de respirer etc..)

Peser le pour et le contre n'est pas facile lorsque l'on ne supporte pas la vue d'ustensiles médicaux et de ceux qui les manipulent sur vous. Dans ce cas l'anesthésie générale parait être l'idéale mais n'est pas sans danger. Subir une intervention lorsque l'on est terrorisé peut également entraîner des risques mais peut être qu'un sédatif peut suffire à détendre.

Le mieux est d'en discuter avec le médecin responsable du geste médical si il accepte, ce qui n'est pas toujours le cas faute de temps ou de....

Personnellement, en Bulgarie, on ne m'a même pas posé la question, c'était une anesthésie locale, point. Je n'ai pas discuté car cela me convenait parfaitement. Je crains plus le fait d'être inconsciente en confiant mon corps à des mains inconnues, mais surtout que l'on joue avec ma transmission neuronale au petit bonheur la chance, juste pour une veine. Pour moi, mon Système Nerveux Central reste trop complexe et mystérieux au monde médical, pour laisser quiconque jouer avec, si ce n'est pas indispensable et vital bien entendu.

Pas besoin de couper le circuit électrique pour un tuyau qui fuit, des fois qu'on perde des données!.

Si Seulement Ignorer les risques les rendait Inexistants, ça simplifierait les choses, mais là, pour les Ignorer on les Amplifie, Contradictoire, non?.

Les médecins s'accordent tous sur ce point, l'anesthésie générale est un geste plus risqué que l'angioplastie mais nous ne pouvons pas nous permettre le moindre faux pas, les neurologues sont vent debout et prêts à se saisir de la moindre erreur.

Hors l'anesthésie générale permet aux médecins d'agir en toute tranquillité et d'éviter un accident annexe pouvant intervenir si la personne est trop anxieuse et bouge. Ils seront sans doute et malheureusement moins exposés si il y a un problème dû à l'anesthésie générale que si c'est dû à l'angioplastie, même si cela peut paraître ahurissant.

Donc après avoir envisagé l'utilisation de sédatifs couplée à l'anesthésie locale, avoir finalement opté pour l'anesthésie générale, un médecin a envisagé puis pratiqué une première fois l'anesthésie par hypnose. C'est peut être là une alternative gagnante.

Hypnose et anesthésiologie:
C'est dans le monde anglo-saxon que l'on trouve les précurseurs de l'utilisation de l'hypnose (alors appelée magnétisme animal ou mesmérisme) en anesthésie.

En France, les médecins Eugène Azam et Paul Broca rendent compte devant l'Académie des sciences d'une intervention pratiquée sous anesthésie hypnotique en 1859. En 1860, le chirurgien Alfred Velpeau présente les travaux de Braid à l'Académie des sciences.

En Belgique, l'hypnosédation est couramment utilisée au Centre hospitalier universitaire de Liège pour l'anesthésie-réanimation lors d'interventions chirurgicales bénignes. La reine Fabiola a été opérée de la thyroïde avec l'aide de cette technique en janvier 2009.

L'hypnose peut servir en médecine pour compléter, voire se substituer à l'anesthésie par sédatifs.

Ce médecin est enchanté du résultat, la patiente était tout sourire juste après l'intervention et les lendemains aussi. Devant un tel succès, il compte bien récidiver et m'autorise à aborder le sujet ici pour orienter les patients, étant bien entendu qu'aucun nom ne circulera. Cela me parait particulièrement intéressant pour tous ceux qui appréhendent l'intervention, sachant qu'il est entouré d'une équipe, dont anesthésistes, compétente.

Encore une fois je suis désolée qu'au Canada ils subissent de telles pressions. Je sais juste qu'en France la pratique de l'hypnose s'élargit et fais confiance à ce médecin pour avoir bien étudié le sujet avant de se lancer.

Ceci étant dit une anesthésie locale peut suffire pour les personnes de tempérament plus serein.

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Domyleen

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Lun 1 Juil 2013 - 21:47

Aïe aïe, je ne suis pas d'un tempérament serein, c'est le moins qu'on puisse dire ... Ayant subi 3 anesthésies générales, je me souviens qu'à chaque fois, je craignais de ne pas me réveiller, et j'étais très surprise, au réveil, d'être encore de ce monde ... 
    L'hypnose me tente, mais j'aimerais voir sur quelqu'un, avant: Embarassed 
 Là, ce n'est plus la crainte de ne plus me réveiller, mais celle de ne pas être totalement endormie, et de souffrir en plein milieu de l'opération ...  affraid 

Tuslanes

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Lun 8 Juil 2013 - 18:43

Tout à fait d'accord avec toi, Domyleen, c'est pourquoi l'anesthésie locale au point d'insertion du cathéter me convenait très bien. Si toutefois certains sont tentés par l'hypnose, je connais au moins deux personnes ayant tenté l'aventure pour l'IVCC qui seraient ravies de partager cette expérience plutôt réussie dans leurs cas. L'anesthésiste responsable de cet acte est venue témoigner également devant plusieurs patients ayant subi des angioplasties veineuses, elle semblait tout à fait à l'aise avec son approche dans le cadre de cette intervention. Je pense que cette option est une excellente alternative à l'anesthésie générale quand elle peut s'envisager.

Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-43 LA BARRIÈRE HÉMATO-ENCÉPHALIQUE

Message  Tuslanes le Lun 8 Juil 2013 - 18:52

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-43
par Sylvie Tuslanes, mercredi 22 février 2012, 14:32
·
LA BARRIÈRE HÉMATO-ENCÉPHALIQUE


Après longue réflexion, je pense que pour bien comprendre notre problématique, que ce soit d'un point de vue pathologies, traitements et aussi controverses, il est essentiel d'assimiler et de comprendre la structure et le rôle capital de la barrière hémato-encéphalique (BHE).

La barrière hémato-encéphalique est une barrière physiologique présente dans le cerveau entre la circulation sanguine et le système nerveux central (SNC). Elle sert à réguler le milieu (homéostasie) dans le cerveau, en le séparant du sang.

Les cellules endothéliales, qui sont reliées entre elles par des jonctions serrées et qui tapissent les capillaires du côté du flux sanguin sont les composants essentiels de cette barrière. Elles bloquent totalement la circulation de fluides entre les cellules et assurent ainsi l'étanchéité entre deux compartiments tissulaires. Les jonctions serrées sont donc responsables du maintien de la polarité des cellules endothéliales.

La barrière hémato-encéphalique protège le cerveau des agents pathogènes, des toxines et des hormones circulant dans le sang. Elle représente un filtre extrêmement sélectif, à travers lequel les aliments nécessaires au cerveau sont transmis, et les déchets sont éliminés. Ce processus d'alimentation et d'élimination est produit par toute une série de mécanismes de transport actif.

L'élément essentiel de la barrière hémato-encéphalique est constitué par les cellules endothéliales avec leurs jonctions serrées. Mais deux autres types de cellules sont également importants, tant du point de vue de la fonction que celui de la naissance et de la croissance de la barrière hémato-encéphalique : les péricytes et les astrocytes. Les interactions entre cellules endothéliales, péricytes et astrocytes sont plus étroites qu'entre tous autres types de cellules. Ces trois types de cellules forment ensemble la barrière hémato-encéphalique de la plupart des vertébrés, la barrière hémato-encéphalique cellulaire

Conclusion:

Pour schématiser, une boite, notre crâne qui protège notre système nerveux central (SNC, nos neurones) constitué de cellules pensantes et dirigeantes indispensables à notre survie. Ces cellules, aussi précieuses et élaborées soient elles, ne peuvent vivre en autarcie, pour exister elles ont besoin d'un minimum d'apports extérieurs et de rejets vers cet extérieur. Elles sont à la fois complexes donc exigeantes mais aussi fragiles.

Notre sang est chargé d'alimenter et aussi de drainer nos neurones. Il apporte les éléments essentiels et récupère les déchets.

Pour éviter tout contact nocif de nos neurones avec des molécules indésirables du sang nous avons, entre les deux, notre fameuse Barrière Hémato-Encéphalique. Elle sélectionne minutieusement, de façon drastique, les molécules qui ont ou pas droit de passage du sang vers les neurones et filtre aussi les déchets délétères au bon fonctionnement du cerveau vers le sang veineux. Une sorte de douane extrêmement perspicace sur l'ensemble de la frontière car, le moindre corps étrangers qui passe par inadvertance, peut faire des dégâts assimilables à ceux d'une bombe pour notre cerveau.

Sur l'image jointe:

Glatte Muskelzelle: Cellule Musculaire Lisse

Endothelzelle : Cellule Endothéliale

Astrozyten : Astrocyte

Perizyt : Pericyte

Les neurones étant au dessus et le sang en bas.


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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-15 ANGIOPLASTIE-TECHNIQUE

Message  Tuslanes le Dim 10 Nov 2013 - 9:29

J’insère cet article 15 à ce niveau, constatant qu'il fait défaut et ne sachant pourquoi je l'ai mis ailleurs??

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-15
par Sylvie Tuslanes, mercredi 18 janvier 2012, 22:32 ·

ANGIOPLASTIE-TECHNIQUE

En fait, le plus surprenant pour moi a été de réaliser l'ignorance du corps médical sur le fonctionnement de veines si importantes que celles qui drainent notre cerveau. Il m'était inconcevable que l'on jongle couramment avec l'auto-immunité, la génétique tout en ne sachant pas évaluer la capacité de travail et le rôle majeur de notre système circulatoire cérébral.

Une fois ce point intégré, tout est devenu tellement cohérent à mes yeux que je n'ai pas hésité à confier ma santé à notre équipe bulgare dont je découvrais, ébahie, le professionnalisme, en plus d'une structure moderne et propre, qui n'avait rien à envier à nos vieux hôpitaux français. Petit bonus, le Dr Ivo Petrov parlait français, cela facilite les liens patient-médecin.

ANGIOPLASTIE=PHLÉBOGRAPHIE (voir article 14) + BALLONAGE.

TECHNIQUE.

C'est un geste qui jusqu'à maintenant était, sauf exception, plutôt réservé aux artères.

Nous procédons donc de la même façon que pour une PHLÉBOGRAPHIE.

Le point de ponction lors d'une angioplastie est donc aussi, soit fémorale (veine fémorale, partie haute de la cuisse), soit radiale (bras).

Un cathéter est introduit dans le vaisseau, après une petite incision, pour injecter le produit de contraste dans la « lumière » du vaisseau sanguin. Car il faut, répétons-le, au préalable repérer la zone rétrécie. Pour cela on utilise une radiographie particulière employant un produit de contraste, permettant la visualisation les vaisseaux. Le produit se mélange au sang, le système vasculaire devient alors visible sur les clichés radiologiques.

On peut alors localiser la zone rétrécie puis contrôler le positionnement de la sonde.

Après cette étape, on passe au BALLONAGE.

Pour cela il est nécessaire d'amener le ballonnet dans le vaisseau à traiter. On commence donc par introduire une sonde munie d'un ballonnet gonflable dans le cathéter en place.
Le ballon gonflable du diamètre exact du vaisseau est placé au niveau du rétrécissement puis gonflé. On effectue un gonflage permettant d’obtenir la dilatation du segment du vaisseau atteint. Le ballonnet que l’on peut gonfler à volonté autorise la dilatation de la lumière, c'est-à-dire l'intérieur des vaisseaux.

Il s'agit d'une technique qui ne s’applique qu’aux rétrécissements localisés, et n’est d’aucune efficacité sur des portions de vaisseaux totalement obstrués.

Une fois que le sang circule à nouveau normalement, il ne reste plus qu’à retirer le ballonnet.

Le risque le plus fréquent est que le rétrécissement se réitère, cela est nommé RESTÉNOSE, nécessitant une nouvelle angioplastie.

Il est possible d'insérer autour de ce ballon un stent, sorte d'anneau cylindrique au maillage hélicoïdal qui restera en place après gonflage du ballon et maintiendra ouverte la lumière du vaisseau.


http://www.santepratique.fr/angioplastie.php

http://www.reformedms.org/ccsvi-testimonials/videos/Ruths-CCSVI-treatment-Tokuda-Hospital-Bulgaria



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PRESENTATION DE MA VIDEO POUR LE CANADA 2013

Message  Tuslanes le Dim 10 Nov 2013 - 9:35

PRESENTATION DE MA VIDEO POUR LE CANADA 2013

Je suppose que la plupart d'entre vous ont entendu parler du congrès du 28/09/13 qui a eu lieu au Canada. Un grand nombre d'acteurs cruciaux pour l'IVCC étaient au RDV.

https://www.facebook.com/notes/ncs-the-national-ccsvi-society/agenda-complet-du-congr%C3%A8s-ivcc-les-voix-du-progr%C3%A8s-updated-conference-schedule-c/631497396871127

Christopher et Francine m'avaient gentiment conviée à me joindre à eux pour partager mon expérience IVCC.

N'étant pas apte à me déplacer si loin pour différentes raisons, ignorant surtout comment serait la situation lorsqu'ils m'ont invitée, j'ai préparé une petite vidéo pour participer au congrès, espérant leur montrer à quel point je les soutenais dans cette action.

J'ai réalisé, avec aide technique, une petite vidéo que vous pouvez retrouver sur le site de Jean-Claude (Alnama) qui héberge mon journal.

http://www.ivcc.fr/le_journal_de_sylvie_lune_des_pionnieres_de_liv.html

Si cela vous tente elle se trouve à la fin de mes articles et constitue une introduction à la réalisation de ce journal.

Cela a été un plaisir pour moi de pouvoir participer et de les soutenir selon mes moyens dans l'énorme tache si bien réalisée. Je souhaitais fournir un outil au plus grand nombre, francophones surtout, en attendant la prochaine étape, rencontrer toutes ces personnes exceptionnelles à mes yeux.

Un DVD est prévu pour exposer les différentes interventions de ce congrès, je pense que nos amis canadien nous feront part de sa sortie et encore merci à eux pour tout ce travail.
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Domyleen

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Dim 10 Nov 2013 - 11:31

 Merci, Sylvie, pour toutes tes explications enrichissantes!
   
   Je vais aller faire un tour sur le site de Jean-Claude (depuis le début de l'été, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour lire toutes les infos, et j'ai dû délaisser un peu le forum ... Mais, c'est bon, je reviens!) 


     
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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Dim 10 Nov 2013 - 11:44

@Tuslanes a écrit:
Le risque le plus fréquent est que le rétrécissement se réitère, cela est nommé RESTÉNOSE, nécessitant une nouvelle angioplastie.
   Là, je pense qu'il faudrait insister sur le fait qu'une sténose peut être provoquée par différents facteurs, dont certains dont nous n'avons pas d'explications, à ce jour. Mais j'insisterais sur le fait que certaines sténoses semblent dépendantes d'une cause "extérieure", qu'on peut désigner par "malformation squelettique", une protubérance d'un os crânien, qui appuie sur la veine (il y a eu des cas, des témoignages sur Thisisms), et dans ce cas, alors, ça ne sert à rien de se faire ré-opérer, la sténose reviendra: il faut chercher les "causes"de la sténose plus en amont. 
    Le chirurgien qui a opéré RnRider lui avait dit qu'il avait des chances de ne pas re-sténoser, car sa sténose était, à son avis, bien placée: et c'est ce qu'il s'est passé jusqu'à maintenant, il n'y a toujours pas de récidive.

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Lun 25 Nov 2013 - 14:20

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE 44
par Sylvie Tuslanes, dimanche 26 février 2012, 13:09 ·

BALLADE EN VAISSEAU INCONNU.

MON JOURNAL IVCC-44

J'ai hésité à rédiger et publier cet article car je sais que cet exposé d'anatomie peut paraitre rébarbatif pour certains. Mais pour comprendre, et les pathologies, et les traitements, et les polémiques, j'ai réalisé que l'on ne pouvait passer à travers, il fallait approfondir ces éléments capitaux pour s'expliquer l'IVCC. A l'abordage!.

J'ai opté pour une simplification maximum, consciente de la difficulté d'assimiler ces données qui peuvent paraitre à certains aussi opaques qu'à pu être l'informatique pour moi au départ. Je ne dis pas que cela n'est pas fastidieux pour moi non plus par moment, il m'a fallu creuser, en superficie seulement, un univers dont la complexité n'a pas encore de véritable fond. Seule mon avidité à toujours mieux comprendre et mon envie de partager pour apprendre plus, m'ont poussée vers ces recherches.

Ceci dit je me propose d'éclaircir certains points obscurs si besoin et si j'en ai moi-même les compétences, car tout n'est pas limpide pour moi non plus. Étant bien entendu que je reste ouverte à toute discussion et remise en question de ce qui n'est que ma propre vision, les critiques et contradictions ne pouvant que nous faire avancer dans un débat qui n'en est qu'à ses débuts. Je suis demandeuse de toute interprétation fondée autant que vous tous.

Il n’y a rien de tel qu’une question idiote, seulement une réponse idiote.
Source : Einstein Albert

STRUCTURE ET FONCTION DE LA BARRIÈRE HÉMATO-ENCÉPHALIQUE.

Pour accomplir toutes ces fonctions (alimentation, élimination et homéostasie), le circuit des vaisseaux sanguins cérébraux présente, par comparaison avec les vaisseaux périphériques, toute une série de différences structurelles et fonctionnelles.

LES CELLULES ENDOTHÉLIALES.

Nous avons vu précédemment que l'élément essentiel de la barrière hémato-encéphalique est constitué par les cellules endothéliales avec leurs jonctions serrées. En ce qui concerne l'endothélium des vaisseaux du cerveaux, la membrane cellulaire intérieure (luminale) diffère considérablement de celle de l'endothélium des vaisseaux périphériques.

Par exemple le passage de substances dissoutes, est très faible dans l'endothélium du cerveau contrairement à l'énergie dont l'entrée est optimisée (mitochondrie, ATP), par rapport à l'endothélium des vaisseaux périphériques.

La barrière hémato-encéphalique se montre donc une barrière non seulement physique, mais encore métabolique, ou plutôt enzymatique. En clair elle est physique par ses jonctions serrées mais sa fonction de cloison étanche peut varier par transformation selon les molécules qui se présentent à l'entrée, il faut que la serrure reconnaisse la clé présentée pour s'ouvrir.

LES PÉRICYTES.

Les Péricytes sont une partie importante de la barrière hémato-encéphalique. Trois propriétés les caractérisent:

-Ils assurent l'étanchéité avec les cellules endothéliales.

-Ils fonctionnent comme macrophages, ils sont une « deuxième ligne de défense » contre les molécules neurotoxiques, qui ont déjà franchi la couche endothéliale en direction du cerveau. C'est pourquoi les péricytes contribuent substantiellement à l'immunité du système nerveux central. Par ailleurs, ils participent, via ces propriétés, au développement de certaines maladies, et particulièrement les MALADIES AUTO-IMMUNES. On discute aussi d'une participation indirecte à la maladie d'Alzheimer.

-Ils jouent un rôle important lors de la formation de nouveaux vaisseaux (angiogenèse).

LES ASTROCYTES.

Les Astrocytes sont des cellules en étoile. Elles sont capables de division encore après la naissance.

-Ils n'ont aucune fonction directe de barrière, bien qu'ils couvrent les capillaires du cerveau à 99% avec leurs pieds.

-Ils sont cependant en interaction immédiate avec les cellules endothéliales. Les astrocytes induisent sur les cellules endothéliales des vaisseaux cérébraux la fonction de barrière hémato-encéphalique. Les astrocytes répandent un ensemble d'hormones (les clés), qui peuvent moduler la perméabilité de l'endothélium (les serrures) en l'espace de secondes ou de minutes.

-La fonction principale des astrocytes est cependant l'alimentation des neurones.
Une grande partie du cholestérol présent dans le cerveau est produit par les astrocytes. Le cholestérol ne peut pas traverser la barrière hémato-encéphalique, et il faut donc le synthétiser sur place. On trouve dans le cerveau environ 25% du cholestérol du corps entier, essentiellement dans la MYÉLINE qui gaine les axones des neurones.

FONCTIONS DE LA BHE.

Chez l'homme, le cerveau représente environ 2% de la masse corporelle, mais ses besoins en énergie sont environ de 20% du total. Contrairement aux autres organes du corps, le cerveau dispose de très peu de réserves en aliments et en oxygène. Et les cellules nerveuses ne sont pas capables de satisfaire leurs besoins en énergie de manière anaérobie, c'est-à-dire sans aucun apport d'oxygène élémentaire. C'est ainsi qu'une interruption de l’apport de sang au cerveau amène au bout de 10 s une perte de connaissance, et quelques minutes après, les cellules nerveuses commencent à mourir. Selon l’activité de chaque domaine du cerveau, ses besoins en énergie et ses réserves peuvent être très différents. Pour ajuster les apports aux besoins, chaque domaine est en mesure de régler par lui-même les apports sanguins qui lui sont nécessaires.

En plus, les neurones ne sont pas capables de se régénérer en cas de dommage dû à une variation du milieu.

Enfin, le cerveau, organe de commande central, doit être protégé de l’influence de matières étrangères au corps.

Par ailleurs, en raison des besoins très importants en énergie du cerveau – par comparaison avec d'autres organes – des quantités de déchets biochimiques très importantes doivent être éliminées à travers la barrière hémato-encéphalique.

Les changements du fonctionnement de la barrière hémato-encéphalique provoquent des altérations du système nerveux central, et peuvent en provoquer des troubles fonctionnels ou des maladies. Par suite, une série de maladies neurologiques est reliée plus ou moins directement à la barrière hémato-encéphalique. Une masse cérébrale toujours plus grande et complexe demande un approvisionnement toujours meilleur, ainsi qu'un dispositif d'élimination des déchets.

SCHÉMATISATION:

Imaginons une catastrophe mondiale soudaine. Il est d'usage de préserver les têtes pensantes et dirigeantes des différents pays. Ces personnes sont réunies rapidement en lieu sur, hyperprotégé par trois équipes hautement qualifiées.

- une équipe de CRS qui forme une chaine continue autour du lieu et ne laisse passer que des éléments très spécifiques.

- des gardes du corps assurant la protection des individus à chaque porte d'entrée.

- des cuisiniers, cultivateurs, voir éleveurs pour assurer l'alimentation des individus avec un maximum d'autonomie sans avoir que très peu recours aux apports extérieurs.

Vous l'avez compris:

-têtes pensantes et dirigeantes=neurones.
-lieu sur=boite crânienne.
-3 équipes=barrière hémato-encéphalique
->CRS=cellules endothéliales.
->gardes du corps=péricytes.
->cuisiniers etc=astrocytes.

Comme la situation s'éternise, il faut prévoir l'élimination des déchets pour éviter une auto-intoxication et les 3 équipes sont également largement sollicitées.

Toute défaillance du système peut se révéler plus ou moins rapidement fatale aux neurones et il me semble que l'IVCC y trouve une place plus que légitime parmi d'autres.



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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Lun 25 Nov 2013 - 14:40

Hello Domyleen,

As tu la possibilité de réinsérer l'article 15 à sa place pour plus de compréhension?. Sinon pas très grave.

Merci et très contente que certains échappent à la resténose, peut-être que dans ces cas, non seulement on a traité la sténose mais aussi sa cause.

Je m'explique: si quelqu'un a une sténose due à un traumatisme, le fait de ré-ouvrir une veine écrasée à un instant peut réorganiser un flux minimum suffisant pour une action durable. Imaginons maintenant que ces sténoses soient dues à une infection chez un autre malade, tant que l’infection des cellules endothéliales persiste, on aura beau faire des angioplasties, elle récidivera surement. Et il y a ceux qui cumulent les facteurs de risque....

Il reste encore du boulot pour comprendre , mais on avance.
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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Lun 25 Nov 2013 - 20:38

Hello, Sylvie, je ne comprends pas ta demande, car "l'article n°15" est bien à sa place, (page 3, message 41). ?? Oula, faut vérifier ta vue ... Laughing 
  En tout cas, sur mon ordi, il semble bien à sa place .... (mais mon vieil ordi est "spécial", il sait que je suis nulle, alors, peut-être range-t-il sans que j'lui demande ... 


   Bon, je vais re-vérifier quand même, une fois posté (des fois que ce se soit moi qui me trompe ... )
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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Lun 25 Nov 2013 - 20:49

 Eh bien, si, c'est bon!
   l'article: Message n°41, page 3,
   http://www.forseps.org/t1672p30-le-journal-de-sylvie


    .... correspond bien au message n° 108, de cette page:
  http://www.forseps.org/post?t=1672&mode=reply

    Faut-il supprimer, à ton avis, ce dernier message n°108???

    

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Lun 25 Nov 2013 - 22:17

Bonsoir domyleen,

Tu as raison mais ma vue est encore bonne aussi. En fait en regardant l'index de la rubrique CCSVI, j'ai vu que mon article 15 se promenait tout seul, je ne sais pourquoi, sans doute une mauvaise manip de ma part.

Quand je l'ai cherché dans le journal, j'ai du partir du début et toi de la fin. En fait sur la page 3 on passe de l'article 14 à 16, donc je l'ai posté à la fin de mon journal comme tu l'as vu.
Mais j'avoue ne pas avoir cherché plus loin, hors c'est l'article 16 qui s'y trouve 2 fois sur cette page 3 et qui m'a induite en erreur.

Bref j'ai du faire un micmac informatique maison en n'y voyant que du feu comme d'hab, donc si tu sais y remédier et tout remettre en ordre, merci, sinon tant pis pour les doublons.

Moi j'arrête de toucher car je ne fais qu'empirer mon cas désespéré en informatique


Mais j'y arriverai..........un jour.

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-45 LA SEP ET NEUROLOGIE: BEAUCOUP D'HYPOTHÈSES, PEU D'EXPLICATIONS

Message  Tuslanes le Mer 27 Nov 2013 - 19:16

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-45
par Sylvie Tuslanes, mardi 28 février 2012, 18:55 ·

LA SEP ET NEUROLOGIE: BEAUCOUP D'HYPOTHÈSES, PEU D'EXPLICATIONS.


1) La SEP est une maladie auto-immune qui met en jeu les lymphocytes T ciblant des antigènes de la myéline. Il existerait une préactivation lymphocytaire durant l’enfance, reconnaissant un ou plusieurs virus comme étrangers et s’attaquant ultérieurement à la myéline.

On peut imaginer par exemple qu'une réaction auto-immune s'enclenche si des cellules sensibilisées, mais jusqu'alors inoffensives, sont « activées » par un antigène extérieur ayant une structure moléculaire en partie identique à un composant de l'organisme. C'est la théorie du mimétisme moléculaire. Ceci semble le cas, par exemple, pour certains virus dont l'enveloppe présente des similitudes moléculaires avec la myéline.

Une des hypothèses actuelle est que, durant l'enfance, des lymphocytes reconnaissent un ou des virus comme étant étrangers. Ils acquièrent une mémoire pour les attaquer en cas de contact ultérieur. Plus tard, à la suite d'une rupture de la barrière hémato-encéphalique, des lymphocytes activés pénètrent dans le système nerveux central et s'attaquent à la myéline qui a des ressemblances avec le ou les virus rencontrés précédemment. La réaction inflammatoire se poursuit avec l'arrivée d'autres cellules et substances (anticorps, cytokines). Parallèlement, dès que la destruction myélinique est initiée, des mécanismes de réparation et de remyélinisation se mettent en jeu.

La MYELINE est une substance de couleur blanchâtre, constituée principalement de lipides, retrouvée notamment dans les oligodendrocytes du système nerveux central. Elle entoure certains axones et permet d’accroître la vitesse de propagation de l’influx nerveux le long des fibres nerveuses.

L'oligodendrocyte a un rôle essentiel dans la formation de la myéline au niveau du système nerveux central, ce sont les fabricants de Myéline en quelque sorte. On retrouve cette cellule au niveau des substances grise et blanche du cerveau et de la moelle épinière. Les oligodendrocytes sont des cellules vitales au fonctionnement et à la survie des neurones. Sans la protection formée par la gaine de myéline les neurones dégénèrent rapidement. L'atteinte ou le dysfonctionnement de ces cellules engendre donc des pathologies graves du système nerveux central. Durant la sclérose en plaques, les oligodendrocytes ne parviennent plus à assurer efficacement leur fonction (ou sont détruits) dans certaines zones du cerveau et entrainent des dysfonctionnements multiples, conséquents à la mort localisée des neurones.

Les lymphocytes T, ou cellules T, jouent un grand rôle dans la réponse immunitaire secondaire. « T » est l'abréviation de thymus, l'organe dans lequel leur développement s'achève. Ils sont responsables de l'immunité cellulaire : les cellules (bactéries, cellules cancéreuses) reconnues comme étrangères (c'est-à-dire autres que celles que les cellules T ont appris à tolérer lors de leur maturation) sont détruites par un mécanisme complexe.

Dans des conditions normales, les constituants du tissu cérébral (Neurones) n'entrent pas en contact avec le système immunitaire (Lymphocytes T).


2) Dans des conditions IMPARFAITEMENT ÉLUCIDÉES, les lymphocytes T peuvent être « activés », pénétrer dans le tissu cérébral et devenir pathogènes. Ces lymphocytes activés sont capables de traverser la barrière hématoencéphalique et induisent une réponse inflammatoire au niveau du SNC. Certains médiateurs comme les cytokines sont responsables de la démyélinisation progressive des neurones.


3) La destruction de la myéline entraîne une altération voire un arrêt à terme de la conduction de l’influx nerveux, à l’origine des signes de la maladie. Le processus inflammatoire est suivi d’une remyélinisation physiologique plus ou moins complète, expliquant que les symptômes régressent (période de rémission). Cependant, dans les formes évoluées de SEP ou dans les atteintes inflammatoires sévères, les mécanismes de remyélinisation sont dépassés (présence de séquelles).


4) Il existerait aussi, précocement, une SOUFFRANCE de l’axone (dégénérescence diffuse chronique) qui serait INDÉPENDANTE de l’attaque de la myéline.

L'axone, ou fibre nerveuse, est le prolongement du neurone qui conduit le signal électrique du corps cellulaire vers les zones synaptiques.

Et si cette SOUFFRANCE était du au manque d'oxygène?, juste mon propre commentaire.

SCHÉMATISATION (voir article 44):

Donc nous protégeons nos têtes pensantes et dirigeantes avec 3 équipes hautement qualifiées (BHE).

Viennent s'ajouter des brigades volantes qui utilisent toutes les voies de circulation périphérique. L'une d'entre elles, la brigade des stupéfiants, est munie de matériel spécifique différentiel, adapté à reconnaitre et détruire ce qui est illicite. Elle est elle même divisée en plusieurs escadrons spécialisés et formés pour lutter contre une substance prohibée.

Un des escadrons, assistés de chiens renifleurs sensibilisés préalablement à la dite substance arrive, on ne sait par quel subterfuge, complicité, défaillance ou autre? à rentrer à l'intérieur du lieu sur, en passant la barrière ultra-sécurisée. Ses chiens vont directement grogner après la substance interdite et leur maitres, prêt à DÉGAINER, se charge de désintégrer le butin.

Brigades volantes= Lymphocytes
Brigade des stupéfiants=Lymphocytes T
Brigade des stup+ Matériel+ Chiens renifleurs=Lymphocytes T activés
La substance illicite= Gaine de Myéline

Les chiens auraient été sensibilisés à la myéline par erreur. Ils auraient préalablement été dressé, à l'extérieur du lieu sur, à identifier un virus dont la structure et les caractéristiques sont si proches de celle ci, qu'ils confondent. Ces virus copieraient la myéline et on assimilerait celle ci à un corps étranger nocif=mimétisme.

Je rajouterais ici qu'un vaccin n'est autre qu'une sorte de copie d'un virus considérée inoffensive que l'on inocule afin de stimuler l'activation du système immunitaire, pour qu'il soit prêt à dégainer lors d'une attaque ultérieure du virus lui-même. Alors si ce virus trompe le système immunitaire en se déguisant en myéline pour passer inaperçu, cette entité microscopique peut encore nous faire trembler longtemps nous autres, pauvres humains naïfs qui pensons tout maitriser.

Cependant, bien des inconnues demeurent. En effet, en dépit de nombreux travaux développés sur des modèles expérimentaux de sclérose en plaques, il n'a pas été possible de prouver la responsabilité d'un agent infectieux quelconque dans la genèse de la maladie. Ainsi, impossible d'accuser le virus de la rougeole et des oreillons ou plus récemment les virus du groupe herpès, un temps suspectés.

Sait on au moins de quels virus s'agit il, quels sont ceux dont l'enveloppe possède les mêmes caractéristiques que la gaine de Myéline. Quelqu'un a t'il un semblant de réponse?. Pas celui de l'Hépatite B?, rassurez moi!. Mais j'ai bien peur que si. En effet sa structure mime celle de la myéline, et il en existe surement d'autres!!!. Mais si quelqu'un veut me contredire par des arguments fondés, je ne demande que cela.


 







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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Mer 27 Nov 2013 - 23:19

   Oh lala .... Je vais relire à tête reposée ce week-end (j'n'ai rien de prévu), car toutes ces explications scientifiques épuisent mes pauvres neurones ... Faut que je relise au moins dix fois, en arrêtant de temps en temps pour réfléchir, et vérifier que j'ai bien assimilé ... Eh, oui, j'n'ai pas les bases ... Embarassed 


    Si cela peut t'aider à avancer dans la recherche d'une réponse à ta question: (mais ne me demande pas ce que signifie tout ces termes ... Pour moi, c'est du charabia! 
 
 Sait on au moins de quels virus s'agit il, quels sont ceux dont l'enveloppe possède les mêmes caractéristiques que la gaine de Myéline. Quelqu'un a t'il un semblant de réponse?. Pas celui de l'Hépatite B?, rassurez moi!. Mais j'ai bien peur que si. En effet sa structure mime celle de la myéline, et il en existe surement d'autres!!!. Mais si quelqu'un veut me contredire par des arguments fondés, je ne demande que cela.
 Alors, dans cet article (médical, mais j'connais pas ...)
  https://www.cdc.retraites.fr/portail/IMG/pdf/VHB_CNRACL.pdf
    Virus de l’hépatite B : virus à ADN de la famille des hepadnaviridae. 
• Constitué d’une capside et d’une enveloppe. 
• Enveloppe = antigène HBs, capside = antigène HBc et antigène Hbe. 
• Il existe différents sous-types antigéniques de l’Ag HBs 
• Réservoir humain


    Sinon, il y a également un article intéressant sur AgoraVox:
   sur les "manifestations démyélinisantes": perso, j'y ai appris des trucs sur les vaccins .... 
    Et là, ils expliquent justement que des virus ayant une structure analogue à la myéline (et ce serait le cas des hbs), causeraient une démyélinisation
  De même, les expériences faites sur les animaux durant les soixante dernières années permettent d’expliquer en partie les problèmes posés par les vaccins viraux actuels. Les chaînes de polypeptides (cad la combinaison de plusieurs acides aminés) trouvées dans les virus homologues ou presque homologues avec la myéline peuvent en effet causer, comme les virus eux-mêmes, une démyélinisation.
  En 1935, Rivers avait déjà montré que la myéline injectée chez les singes causait une démyélinisation. 


    http://mobile.agoravox.fr/actualites/sante/article/manifestations-demyelinisantes-et-126876
   
   En 1935, ils savaient déjà? Eh, ben ... Rolling Eyes 

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Ven 29 Nov 2013 - 23:15

Hello,

Je vais essayer d'être plus claire dans mon exposé qui date de février 2012, il faut dire, même si ces mois écoulés depuis n'ont fait que me conforter dans cette approche.

Je pense qu'il existe deux types de personnes, un qui n'a pas de problème car possède une barrière hémato-encéphalique intacte et nous autres qui souffrons d'une certaine porosité de cette barrière.

Je n'aborderai pas les causes de cette défaillance ici, sachant qu'elles peuvent être multiples, isolées ou combinées, plus ou moins intenses etc.... Il s'agit entre autres de traumatismes, infections, grossesses ou accouchements difficiles (Forceps) etc.....plus d'une fois passées en revue ici même.

On inocule un même vaccin chez ces deux groupes de personnes. Elles vont normalement toutes fabriquer des anticorps pour lutter contre le virus atténué, pour être parée à exterminer un éventuel virus identique qui se présenterait, principe de la vaccination.

Le soucis est que, pour ceux qui ont une barrière hémato-encéphalique (BHE) lésée, ces anticorps vont, au lieu de rester sagement où ils sont censés agir, pénétrer dans le cerveau moins bien protégé où ils n'ont rien à faire normalement.

Donc si le virus injecté (ou autres infections diverses) possède une structure proche de la myéline, comme c'est le cas de celui de l'hépatite B, de la grippe et sans doute d'autres, les anticorps vont "dégainer" sans se poser de question, aussitôt en contact avec la myéline (démyélinisation).

Pour les autres dont la BHE est bien étanche à ces mêmes anticorps, pas de problème car pas de contact anticorps-myéline.

Il n'y a pas réellement autoimmunité, nos organismes ne cherchent pas à se détruire mais plutôt à éradiquer un étranger qui se dissimule bien en mimant nos tissus.

De quoi en perdre son latin pour tous. Et si nos anticorps, entrainés à détruire les corps étrangers, avaient attribué le terme dégainer à nos très précieuses gaines de myéline, allons savoir....., je plaisante bien sur, même l'étymologie joue à nous tromper dans cette histoire

Bien entendu les anticorps ne sont pas seuls à franchir cette BHE, notamment l'aluminium ou autres métaux lourds. On y ajoute des perturbations d'approvisionnement en oxygène et glucose ainsi qu'un mauvais drainage, beaucoup de raisons expliquant les troubles engendrés aussi différents qu'il existe de possibilités de lésions distinctes par leur localisation, leur importance etc...

Mais je ne demande qu'à en débattre.

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Re: Le journal de Sylvie

Message  sepamoi le Sam 30 Nov 2013 - 8:50

Merci pour ce super résumé très pertinent qui explique parfaitement toutes les difficultés pour comprendre cette pathologie car cela nécessite comme tu l'as fait une vision globale de notre organisme.
C'est beau la science même quand cela devient complexe ou que cela déraille surtout quand elle est aussi bien et simplement expliquée.
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Domyleen

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Sam 30 Nov 2013 - 16:05

 Il semble que notre système immunitaire fabrique, pour un tas de raisons, trop d'anticorps (qui se retournent contre notre organisme), et là, Sylvie, j'ai une question (deux, plus exactement):
    - D'après la pharmacienne, que tu es, penses-tu qu'il soit possible de faire un dosage de nos anticorps avant un vaccin (et également, avant les rappels)?? Cela pourrait nous permettre de mieux juger de l'opportunité de se faire vacciner, non??
    - Et, donc: peut-on demander ce dosage des anticorps présents dans l'organisme, avant de se faire vacciner contre la grippe?? Si taux élevé, c'est plus facile de refuser le vaccin ... Et, peut-être, peut-on, chacun, évaluer les risques ...  

Tuslanes

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Sam 30 Nov 2013 - 20:15

Bonsoir,

-Pour ta première question, Domyleen, c'est oui, il est possible de doser les anticorps avant vaccination pour avoir une idée de l'état immunitaire de notre organisme vis à vis d'un virus. C'est même fortement recommandé pour les personnes à risque comme les professionnels de santé en contact avec des patients atteints de la pathologie, par exemple. En effet, prenons l'hépatite B par ex, pour les personnes particulièrement exposées à une transmission de la maladie, un dosage des anticorps anti-HBs au bout de 5 à 10 ans est couramment réalisé, suivi si nécessaire d'une injection de rappel. En fait, la couverture du vaccin chez un adulte non vacciné durant l'enfance, est limitée dans le temps. Bien entendu, on pourrait appliquer ce principe avant la primo-vaccination pour être certain que l'on ne vaccine pas une personne déjà atteinte mais cela n'est jamais réalisé à ma connaissance. Et j'ai bien peur que cette précaution, à mes yeux primordiale, afin d'éviter de titiller une immunité déjà sollicitée sans trop en connaitre les conséquences, ne le soit que très peu aux yeux des labos et de nos responsables de santé. Ce serait plutôt le contraire, le seul intérêt de s'y plier semble être lorsqu'il y a une vaccination complémentaire à la clé si les anticorps sont épuisés. Alors un principe de sécurité à la fois couteux et excluant de potentiels clients aux vaccins, dans nos rêves, je crois.

-Pour la seconde question concernant le virus de la grippe, le problème est différent. En effet c'est un virus en perpétuel transformation. Il faut s'inoculer chaque automne une dose dont les souches varient d'une année sur l'autre. En fait nos anticorps ont une date de péremption dans ce cas là et, même s'ils sont présents, il nous protège plus contre la nouvelle armée de virus de l'année. Une vraie manne pour nos labos et aucun recours pour les patients dans ce cas.

-J'aimerais réellement que l'on prenne au sérieux tous ces dysfonctionnements autour de la vaccination, que l'on se penche sur les cas de plus en plus nombreux de dégénérescences neurologiques suite aux vaccins, au lieu de les ignorer volontairement. A force cela se transforme en mise en danger d'autrui, sans doute sans intention de nuire, mais allez savoir ou est la limite dans ce monde d'argent.

-Je serais curieuse d'en savoir plus sur les pauvres singes de Rivers. Dans quelles parties du corps ils ont injecté la myéline, dans le sang sans doute mais??. Il est effectivement normal que leurs organismes aient fabriqué des anticorps contre une myéline étrangère, et par similitude attaqué leur propre myéline, même principe qu'avec des virus à la structure semblable à la myéline.
Reste le quid de la présence de ces anticorps dans le cerveau, du pourcentage de singes démyélinisés etc.., bref a t-il fallu ou non un problème de barrière hémato-encéphalique à la base. Et ces singes, ont-ils un système immunitaires et une BHE aussi sophistiqués que les humains?.

Que de questions encore en suspens, si quelqu'un a des idées....Merci à tous de vos participations.
Bonne soirée.
Sylvie

Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC-46 LA SEP ET PHLÉBOLOGIE: DES RÉPONSES?

Message  Tuslanes le Dim 15 Déc 2013 - 22:30

MON JOURNAL IVCC-46
(04/03/12 23H29)
LA SEP ET PHLÉBOLOGIE: DES RÉPONSES?

Apparemment et même certainement l'immunité intervient à un moment donné dans la SEP. Admettons aussi, même si déjà plus contestable, que la théorie de l'auto-immunité soit correcte. J'ai toujours du mal à concevoir qu'un organisme aussi extraordinairement conçu pour la survie s'autodétruise, mais il ne s'agit que d'un avis personnel. Je ne dois pas être la seule puisque Jacques nous a gentiment posté récemment une citation intéressante du Dr. Zamboni."Mes collègues considèrent une maladie auto-immune comme une formule élégante pour justifier notre ignorance en tant que médecins pour des maladies tels que le diabète juvénile, la polyarthrite rhumatoïde, la néphrite, la maladie de Crohn ...".
Et j'en connais d'autres mais ce n'est pas le sujet du jour.

Par contre que l'humain, toujours plus imbu de pouvoir, s'attaque à mère Nature sans en calculer les conséquences néfastes pour lui même, c'est beaucoup plus probable. Elle n'hésitera pas à exterminer ce qu'il considère modestement comme un de ses plus beaux chefs d'œuvre, pour préserver la vie sur terre qu'il menace de façon irréfléchie. C'est encore mon point de vue, la Nature peut se passer de nous et non l'inverse.

Mais soit, adoptons l'auto-immunité. Il reste encore bon nombre de points très obscurs qui ne trouvent pas de réponse, non ?
Reprenons les différentes théories de la neurologie.

1) Le cerveau est un lieu privilégié sur le plan immunitaire puisqu'il est isolé et protégé de tout ce qui circule dans le sang par une barrière (BHE), située au niveau des VAISSEAUX cérébraux. Dans des conditions normales, les constituants biochimiques du tissu cérébral n'entrent donc pas en contact avec le système immunitaire.
En neurologie on vous répond que les lymphocytes T n'ont pas été sensibilisés par des substances provenant du cerveau, mais par d'autres extérieures au cerveau qui leur ressembleraient par mimétisme.

RÉPONSE IVCC: «Donc si la barrière hémato-encéphalique ne subit pas de lésion, effectivement la phlébologie n'intervient pas à ce niveau. Les lymphocytes T seraient juste sensibilisés par un corps étranger à l'extérieur du SNC. Se pose ici pour moi la question des vaccins inoculés durant notre enfance, et même après, qui imitent la composition des virus pour sensibiliser nos lymphocytes, virus qui eux même se déguisent plus ou moins en myéline pour tromper l'adversaire, et ça marche!, nos lymphocytes sont paumés!.»

2) OK, mais dans l'autre sens il a bien fallu que les lymphocytes T entrent dans le cerveau à travers la barrière qui leur est étanche, comment?. Un moment ou un autre il faut admettre que la BHE a un dysfonctionnement, Pourquoi?. Il semblerait alors que, suite à une lésion associée à une rupture de la barrière, des molécules appartenant au tissu nerveux peuvent s'échapper dans le sang et entrer en contact avec les lymphocytes. Certains d'entre eux sont sensibilisés à ces molécules qui leur sont étrangères mais ils ne provoquent pas de réaction immunitaire au niveau du SNC dans l'immédiat puisqu'ils sont incapables d'y pénétrer. Ultérieurement, dans des conditions qui ne sont PAS encore parfaitement élucidées, ils peuvent être "activés", pénétrer dans le tissu cérébral et devenir pathogènes.

RÉPONSE IVCC: « Donc nous avons une lésion de la BHE. La barrière hémato-encéphaliqueb (BHE) doit assurer, malgré son étanchéité, le transport d'aliments et d'oxygène vers le cerveau, et éliminer les déchets. Pour cela elle utilise plusieurs processus:

-Transport paracellulaire (pour l'urée par ex).
-Diffusion libre (molécules lipophiles par ex).
-Passage par canaux (l'eau par ex).
-Diffusion facilitée (glucose par ex)
-transport actif (spécifique de molécules qui rentrent, influx, mais surtout qui doivent sortir du SNC, efflux).
-Transport vésiculaire (insuline par ex).
Et sans doute d'autres, mais le but ici étant seulement de montrer la complexité, la diversité et aussi un équilibre, une harmonie exemplaire que l'on peut perturber à force de jouer avec inconsciemment , en ne regardant pas plus loin que le bout de son nez. Si tous les Pinocchios pouvaient, du même coup, allonger leurs horizons de réflexions, cela excuserait en partie les mensonges, mais les vices en appellent d'autres apparemment.

La myéline ne peut emprunter aucun de ces transports, mais si elle était transformée en déchet à éliminer après la mort des neurones?. Je ne sais pas, moi?, par manque d'oxygène par exemple. Hors, il me semble avoir vu qu'un mauvais drainage de cerveau (IVCC) pouvait provoquer une carence en oxygène du SNC.

Imaginez que le lieu sur, ou sont réunies nos têtes pensantes et dirigeantes, vienne à manquer d'oxygène du à un mauvais fonctionnement de l'aération. Certaines zones étant très touchées, une, voir plusieurs têtes pensantes et dirigeantes, s'asphyxient. Il va falloir, pour préserver les autres, songer à une évacuation, si ce n'est à une destruction. Alors, si en plus les canalisations des eaux usées sont bouchées, c'est une nécessité sanitaire absolue, non?. Pour notre corps, identique, cellules mortes ou atrophiées, il est vital de s'en débarrasser au plus vite pour ne pas nuire aux survivantes. On peut alors imaginer que la BHE fait passer les débris de myéline par son système d'élimination des déchets, dit efflux»


3) Ou bien encore, comme des anticorps dirigés contre les molécules du "soi" ont été mis en évidence même chez des sujets sains, une certaine auto-immunité est un processus normal. Il est destiné à éliminer les constituants USÉS de l'organisme, mais , dans des conditions mal connues, l'immunité échappe à son propre contrôle et s'attaque à l'un ou l'autre tissu. Les mécanismes des maladies auto-immunes sont encore mal compris, d'autant plus que des anticorps dirigés contre les molécules du "soi" ont été mis en évidence même chez des sujets sains.

RÉPONSE IVCC: «Mais comment ces lymphocytes T activés entrent ils dans le SNC?. Nous avons vu combien les systèmes de transports de la BHE sont nombreux et complexes. Elle est réglée par les règles de l'homéostasie.

l'homéostasie est la capacité que peut avoir un système quelconque (ouvert ou fermé) à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures. L’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie.

Il me semble que si nos veines Jugulaires et/ou Azygos sont sténosées, cette homéostasie est menacée. Bien sur notre Super Corps va encore parer aux dégâts un certain temps en fabriquant des collatérales ou autres, mais il risque d'être dépassé dans le temps et avec une situation qui empire. Les pressions, les PH, les électrolytes etc......de part et d'autre de la BHE voient leurs équilibres totalement modifiés. Ce chamboulement des constantes peut être à l'origine d'une défectuosité de la perméabilité de la BHE, des éléments forçant des passages interdits ou prenant des portes de secours pour sauver ce qui peut l'être encore. »


4)Enfin, un autre mécanisme serait l'altération de molécules jusqu'alors normalement tolérées, mais devenant de par la modification de leur structure des substances étrangères pour l'organisme.

RÉPONSE IVCC: «Nous voyons que la neurologie ne manque pas d'hypothèses mais sans vraiment d'explications viables, à moins d'interventions de la phlébologie, de la physique etc... La dynamique des fluides et l'homéostasie n'ayant pas l'air de lui parler, à moins qu'elle l'assimile à un flux d'argent qui ne coulerait plus à flots. Là, je suis sur que les sténoses, elle va les faire sauter, mais ces sténoses là.....c'est nous. Bref, le long fleuve tranquille c'est pas pour tout de suite. Mais peut être qu'à force de refuser de naviguer ensemble, certains finiront par ramer tout seul, même si c'est nous qui pagayons pour l'instant. Oui, une vrai pagaille cette médecine.»


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Domyleen

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Domyleen le Dim 15 Déc 2013 - 23:05

@Tuslanes a écrit:Apparemment et même certainement l'immunité intervient à un moment donné dans la SEP. Admettons aussi, même si déjà plus contestable, que la théorie de l'auto-immunité soit correcte. J'ai toujours du mal à concevoir qu'un organisme aussi extraordinairement conçu pour la survie s'autodétruise, mais il ne s'agit que d'un avis personnel. 
   Alors, comme je l'ai déjà dit à maintes reprises, je suis tout à fait d'accord avec toi, Sylvie. Moi, non plus, je n'ai jamais cru à cette immunité qui était présentée (ou alors ce sont les malades qui n'auraient rien compris, mais ça fait beaucoup de monde qui aurait mal compris leur neuro, ou les articles sur la SEP), comme quelque chose d'inné, un défaut de conception, en quelque sorte. 
    Mais, depuis 3 ou 4 ans, on peut remarquer que les articles sur la SEP ne mentionnent que: "la SEP est une maladie inflammatoire", et d'ajouter "au cours de laquelle, le système immunitaire s'attaque à ses propres cellules": et là, ça change tout! Car, si on nous avait expliqué ça, dés le départ, nous aurions pu comprendre qu'à l'origine, il y a une inflammation, et que c'est celle-ci qui fait que le système immunitaire "déconne" ...  Au moins, nous aurions pu poser des questions, essayer de savoir pourquoi cette inflammation, au lieu de se dire que "c'est ainsi, on est "mal foutu", il y a eu un bug contre lequel nous ne pouvons rien, puisqu'on est né comme ça": Cette fameuse épée de Damoclès! 

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Re: Le journal de Sylvie

Message  Tuslanes le Mar 14 Jan 2014 - 12:12

Bonjour,

Effectivement nous sommes sur la même longueur d'onde, Domyleen. Je ne dirais même pas que notre système immunitaire "déconne", il fait au contraire très bien le boulot qui lui incombe, je dirais seulement qu'il le fait la où il n'a rien à faire normalement si la barrière hématoencéphalique était intacte ou/et si une inflammation préexistante ne faisait pas appel à ses compétences. Il joue bien son rôle, c'est autre chose qui déconne au préalable, il me semble, mais toute suggestion est bienvenue.

Bonne journée.
Sylvie

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