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Un rôle possible de C. Pneumonia ...

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Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-92: SECOND CHEMIN VERS CHLAMYDIA, LES ABSENCES

Message  Tuslanes le Mer 29 Mai 2013 - 21:31

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-92: SECOND CHEMIN VERS CHLAMYDIA, LES ABSENCES

Autant mes problèmes de vue n'étaient pas perçus par mon entourage et m’isolaient dans la détresse, autant je n'avais pas conscience de ces absences anxiogènes pour mes interlocuteurs, et donc en minimisais les impacts.

C'était un moment de ma vie ou, pour la première fois, je perdais pied, réalisant, sans l'accepter toutefois, une diminution notable de mes capacités. D'un tempérament plutôt indépendant, une éducation ne m'ayant pas prédisposée pour rester femme au foyer avec les enfants (Bien que j'ai beaucoup de respect envers ce rôle que je considère difficile et dévalorisé), je voyais d'un mauvais œil abandonner mes facultés professionnelles pour une pseudo-dépendance dans mon couple, situation pas même envisageable quelques mois auparavant.

Pourtant je lisais sur les visages décontenancés que quelque chose clochait dans les conversations de la bavarde que j'étais. Pire encore le regard inquiet de mes enfants que j'entrainais dans cette vulnérabilité soudaine. Mes proches devenant alarmants, abordant des sujets préoccupants tels que les dangers de la conduite automobile, leurs angoisses devant mes défaillances répétées, j'acceptais alors une consultation avec un neurologue. Ce fut le premier et aussi le dernier consulté, et cela va bientôt faire 20 ans, à croire que nous n'avons jamais vécu sur la même planète eux et moi, il n'y a pas que le courant neuronale qui ne passe pas.

Avant de discuter, s'informer:

Les absences représentent une forme fréquente d'épilepsie et concernent quasiment exclusivement les enfants (jusqu'à la puberté). Elles se manifestent par une perte brusque du contact avec regard vitreux, aréactivité aux stimuli, des phénomènes cloniques (clignement des paupières, spasmes de la face, mâchonnements), parfois toniques (raidissement du tronc) ou végétatifs (perte d'urines, hypersalivation). Dans les absences typiques, la perte de conscience et le retour à la conscience sont brutaux, l'absence durant quelques secondes. Les chutes au sol sont rares. Dans certains cas, l'absence n'est ni précédée de symptômes précurseurs, ni suivie d'un ressenti particulier. Aussi, sans témoignage extérieur, la personne épileptique n'a parfois aucun moyen de savoir qu'elle a fait une crise. Elles sont contemporaines d'une activité EEG (Electro-encéphalogrammes) caractéristique : pointes-ondes de 3Hz, bilatérales, symétriques et synchrones.

Si je n'étais plus une enfants depuis longtemps, les absences typiques collaient avec les symptômes que l'on m'attribuait, hormis les EEG sur lequel on n'a jamais rien trouvé d'anormal, même après un séjour à l’hôpital branchée 24H/24. Pourtant ce professionnel s'entretenait avec mon mari comme si je n'étais pas dans la même pièce, une gamine, inapte à capter leur langage entre hommes avertis, d'un air grave et plein de sollicitude envers celui qui devait vivre seul une situation difficile à gérer. Rien sur les causes probables, si ce n'est un vague surmenage ou défaillance héréditaire, mais suspicion malsaine d'un manque de transparence familiale sur mon enfance. Je n'ai toujours pas pardonné à mon mari d'avoir ainsi douter de moi après une vie commune d'une dizaine d'années, face aux paroles d'un pseudo-scientifique inconnu qui s'écoutait plus parler qu'il ne réfléchissait. Peut-être aurait il pu s'interroger sur l'accident récent?, peut-être aurait il pu s'inquiéter des traitements en cours?, peut-être aurait il pu faire son boulot de professionnel de santé autre qu'une prescription immédiate et systématique de médicaments, promus sans doute par ses collaborateurs des labos amis, peut-être.....Mais non, je me suis retrouvée en deux temps trois mouvements sous la pilule magique qui devait régler mes lacunes soudaines, le Tégrétol (carbamazépine).

Tout le monde, d'un accord tacite, s'y mettait pour me persuader que je déraillais et qu'il me fallait réagir, mes proches inquiets incapables de jugements objectifs. Je percevais alors les prémices de blessures annexes, évincée gentiment des prises de décisions dont j'étais tout de même la première intéressée. J'étais à ce moment là encore trop naïve, n'ayant pas été vraiment confrontée aux manœuvres douteuses d'un monde médical que ma crédulité poussait plutôt à vénérer, je croyais aveuglément à la grande loyauté des représentants d’Hippocrate. De toute évidence je devais accepter ce traitement salvateur et c'est pratiquement convaincue de son intérêt vital que je me soumettais consciencieusement à l'ordonnance de cet éminent neurologue, judicieusement agrémentée d'une pointe de savante humiliation qui réduisait à néant le moindre scepticisme émergeant. J'ai senti que s'il daignait consacrer de son précieux temps pour jeter un œil sur mon cas, il ne fallait pas abuser non plus.

C'est après avoir avalé scrupuleusement plus d'un an de traitement, ne constatant aucune amélioration, voir une détérioration de mon état que j'osais émettre quelques doutes et remettre en question la molécule prescrite. Sur le Vidal on pouvait lire:

-La carbamazépine agit principalement sur les canaux sodiques voltage-dépendants (un peu comme le Fampyra aujourd'hui sur les canaux potassiques on dirait), les autres mécanismes d'action étant PARTIELLEMENT élucidés.

-La carbamazépine n'est pas efficace dans les absences et les crises myocloniques qui peuvent parfois être aggravées. Génial, ais je le droit de m'interroger, docteur?.

-Effets neurologiques indésirables:

Très fréquent : vertiges, ataxie, somnolence, fatigue, agitation, confusion, diplopie, maux de tête…
Fréquent : céphalées, diplopie, troubles de l'accommodation (exemple : vision floue).
Peu fréquent : tremblements, mouvements anormaux (dystonie, dyskinésies buccofaciales) ; nystagmus.
Rare : troubles oculomoteurs, troubles de la parole (exemple : dysarthrie, troubles de l'élocution).
Très rare : syndrome malin des neuroleptiques.

De mieux en mieux, exactement tout ce que je redoutais et tentais d'éliminer avant l'aide traitresse de cette molécule, cherchez l'erreur, ce traitement n'ayant rien d'homéopathique non plus, je vous assure. J'ai extirpé quelques brides d'explications hautaines à mon cher neurologue, il s'agissait d'un traitement au long cours et je ne pouvais juger, moi, toute jeune patiente, la légitimité d'une prescription d'un médecin expérimenté.

Après quelques mois, le rituel taux de tégrétolémie (Tégretol dans le sang) effectué, je décidais de stopper le médicament. Pas question de m'en remettre à mon entourage car, même s'ils constataient l'échec du traitement, ils en espéraient encore les effets. Cette fois-ci il me fallait tester l'effet placebo de cette molécule, non pas sur moi, mais sur mon entourage, voir comment ce traitement agissait sur leur façon d'appréhender la maladie, chacun son tour, pas de raison que la psychologie ne s'étende pas aux proches. Je serai donc la seule à savoir, non pas pour les tromper, mais je voulais analyser la situation avec discernement, sans considérations parasites, mon honnêteté sans faille antérieure ne m'ayant guère aidée. Cela nécessitait donc que j'arrête le traitement sans prévenir quiconque, je me sentais déjà très seule avant ce dilemme et ma priorité était de comprendre avant tout, donc cela ne fut en rien compliqué. J'ai vécu plusieurs mois sans faire d'absence, tout le monde se réjouissait, les autres de voir enfin une efficacité du traitement, et moi de duper mon monde mais surtout ma maladie. Nous apprécions tous ce répit et j'envisageais alors de mettre tout ce petit monde dans la confidence lors de vacances communes.

Malheureusement une rechute vint anéantir cet espoir commun, je partais de nouveau ailleurs en plein débat et revenais comme si de rien n'était, angoissant. C'est lors d'une conversation houleuse que je me suis défendue maladroitement en leur opposant la vérité. Et, dans ce contexte tendu, eux vexés par mon attitude alors jugée irresponsable, moi perdue dans mes contradictions, il m'a fallu retourner vers le neurologue et avouer mon arrêt intempestif. Curieusement, il se montra plus compréhensif et me proposa une autre molécule, la Dépakine. Si celle ci ne me faisait pas de mal, rien de bénéfique non plus et il préféra me remettre sous Tégretol, le LP 400 cette fois (plus fort mais à libération prolongée), un petit faible pour le labo?. Je dégringolais toujours plus et c'est de me retrouver, un soir en rentrant du boulot, dans un champ avec ma voiture sans me rappeler quoi que ce soit, que je réalisais, confortée par tous, qu'il me fallait un psychiatre.

Oui, je l'admet, pas beaucoup d'indices vers Chlamydia P à ce moment de l'histoire, pas beaucoup de traces à suivre, un peu perdue entre deux intersections douteuses, celui des absences et celui de la dépression, patiente j'étais et patiente il fallait que je sois encore un moment.


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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Mer 29 Mai 2013 - 22:09

@Tuslanes a écrit:
...Mais non, je me suis retrouvée en deux temps trois mouvements sous la pilule magique qui devait régler mes lacunes soudaines, le Tégrétol (carbamazépine).

Ma copine SEP (qui n'a pas vraiment la même SEP que moi, ses symptômes sont "bizarres"), suite à ses déboires avec la 3-4 Diaminopyridine et ses crises d'épilepsie, a eu également droit au Tégrétol! (vu les effets secondaires: tremblements, maux de tête, dyskinésies, je comprends mieux sa SEP ... Embarassed ) Par contre, tout comme pour le 3-4 Diamino, elle se trouvait bien avec ce traitement, mais ce sont les neuros qui l'ont stoppée: à mon avis, ils ont dû se rendre compte, eux, que ça ne donnait pas l'effet attendu ...

Je pense, Sylvie, que tu as eu raison d'arrêter ce traitement ... (Cependant, il y a des personnes qui en prennent, sans problème: ça dépend de chacun ... )


bendes

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  bendes le Ven 31 Mai 2013 - 20:42

Bonsoir à toutes et à tous,
Pourquoi la piste bactérienne ne suscite pas d entrain chez beaucoup d entre nous ? J ai envie d y croire. Plus je regarde cette vidéo,

http://m.youtube.com/user/MrSeraphinLampion#/watch?feature=plcp&v=su7eE0irqTw

Et plus je me dis que la Solution est là; enfin je l espère. Tant de points sont soulevés ici. Le lien avec la théorie de Zamboni y est evoqué. Le rapport argent et labo également.

J ai le besoin d y croire; et vous ?

J en ai parlé avec mon neuro, et l idée d une infection ne l effraie pas, bien au contraire. Il m a même parlé de "Helicobacter pylori" et Marshall. Le corps médical se moquait de ce Marshall, et résultat, ce Marshall et Warren ont quand même eu le prix nobel de physiologie et médecine pour cette découverte en 2005.

Alors, j ai envie d y croire !! Et vous ?
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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Ven 31 Mai 2013 - 22:02

@bendes a écrit:
Pourquoi la piste bactérienne ne suscite pas d entrain chez beaucoup d entre nous ? J ai envie d y croire. Plus je regarde cette vidéo,

http://m.youtube.com/user/MrSeraphinLampion#/watch?feature=plcp&v=su7eE0irqTw

Moi aussi, je pense que c'est une piste plus que probable: mais il y a tellement de "pistes" à l'étude, actuellement, que j'ai du mal à tout suivre: et puis, les articles sur les bactéries, virus (et rétro-virus) et autres infections, sont écrits dans un langage "scientifique" difficile d'accès pour mes connaissances ... (Et en anglais, la plupart du temps, ce n'est pas pour arranger ma compréhension ...)J'essaye de lire, mais je n'arrive pas à y voir clair: donc, j'en parle peu! Pourtant ça m’intéresse! Et j'y crois! (pas comme unique explication à la SEP, mais en tant que facteur important dans son apparition).
Pour moi, ça ne suscite pas d'entrain, (apparemment), car je ne dispose pas encore assez d'éléments pour comprendre (j'ai de grosses lacunes en "Sciences"!)

Le système sanguin, les traumas et même le Liquide Céphalo-Rachidien et l'intestin (notre "second cerveau") étaient plus accessibles à mon Thalamus, (lequel, à en croire les études actuelles, diminuerait de volume au fur et à mesure des poussées de SEP: Crying or Very sad) Laughing

En tout cas, il faut reconnaître que Zamboni a provoqué un chamboulement dans le monde de la SEP, qui ronronnait gentiment autour du thème de "l'amélioration des médicaments modificateurs de la maladie", sans rechercher toutes les autres causes possibles.
Maintenant, des recherches dans d'autres domaines que celui de "l’auto immunité" (qui monopolisait la quasi totalité des études sur la SEP), commencent à voir le jour un peu partout. Remettre en cause l'hypothèse auto-immune a permis d'explorer d'autres pistes: plus qu'à espérer que cela débouchera, enfin vers l'éradication de la SEP!! Smile
La SEP semble vraiment "multifactorielle"!! Wink

Alors, j ai envie d y croire !! Et vous ?
Oui!!! Bien sûr!! bounce bounce bounce

(Ps: je n'arrive pas à voir la vidéo ... Embarassed
Je verrai demain, si je suis plus douée ..)

MICHEL 54

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  MICHEL 54 le Sam 1 Juin 2013 - 10:31

Bonjour,

Bien que la piste d’une infection bactérienne soit probable elle ne suscite pas l’entrain des malades probablement car :

· Aucune étude médicale d’envergure ne vient étayer la théorie (il me semble que les études engagées aux USA ont été interrompues, faute de combattants ( difficultés de réunir un panel suffisant + abandons en cours de route).
· La crainte de générer une résistance aux antibiotiques,
· La difficulté de trouver un médecin au fait de ce type d’infections chroniques (sauf peut être Chronimed ou spécialiste Lyme). Même aux états unis, berceau de la théorie Cpn et du cocktail antibios ad’hoc les malades galèrent pour trouver un toubib. En Allemagne, où la piste Cpn semble avoir fait plus d’émules, les malades consultent les spécialistes de Lyme, plus nombreux que chez nous. avec des traitements associant huiles essentielles et antibios..
· La nécessité en conséquence d’un traitement « clandestin » hors AMM avec un médecin qui accepte de délivrer le traitement par ouverture d’esprit ou compassion mais de compétence limitée pour expliquer / interpréter les symptômes inquiétants qui se succèdent immanquablement au fur et à mesure du traitement (Herxheimer ou progression de la SEP ? )
· A cela s’ajoute le fait de s’engager dans un traitement long et lourd avec des résultats en dents de scie et aléatoires ( certaines lésions sont probablement irréversibles).

Vu les dispositions actuelles de notre médecine, il s’agit d’une démarche personnelle. Si on est convaincu, alors on y va...Il n’y a probablement pas plus de risque à se lancer dans le protocole Wheldon (ou autre) que de détruire son système immunitaire à doses répétées de MAB !


Michel

Tuslanes

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Tuslanes le Sam 1 Juin 2013 - 12:03

Bonjour,

Michel a bien cerné le problème et je suis en accord avec son analyse de la situation.

J'aimerais rajouter que je n'ai pas envie de croire à la théorie infectieuse, j'y crois.

Mais j'ai envie de croire que un minimum de personnes dans ce monde connaisse ces bactéries gram-, surtout la forme chronique. Nous avons affaire à une bactérie qui utilise nos cellules pour vivre en se contentant de les épuiser sans toutefois tuer leur hote, pas stupide non plus. J'ai l'impression qu'on ne sait rien sur elle, combien?, ou?, pourquoi?, juste une vague notion d'un contact avec notre système immunitaire un moment donné, et encore les tests sont discutables et discutés. Donc là j'ai des doutes mais j'ai vraiment envie.

J'ai aussi très envie que l'on sache s'en débarrasser et alors là, pour ne pas dire que je suis pessimiste, je vais dire que je ne suis pas optimiste et que c'est loin d'être gagné pour rester réaliste.

Et pour finir, j'ai envie que l'on prenne en charge les malades et qu'on les guide mais je rejoins Michel, on ne peut compter avant tout que sur nous-même et aussi sur nos partages grâce à des forums pertinents comme celui-ci, par ex...alors continuons.

Bon WE à tous.
Sylvie.

Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-93: TROISIÈME CHEMIN VERS CHLAMYDIA, LA DÉPRESSION

Message  Tuslanes le Jeu 6 Juin 2013 - 22:26

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-93: TROISIÈME CHEMIN VERS CHLAMYDIA, LA DÉPRESSION

Il y a de ces chemins par lesquels nombre d'entre nous ont été forcé de passer, difficile de faire l'impasse, contraints comme des ânes à avancer sous les sermons, même si on tente de faire la bourrique. Ce chemin là permettait au moins de vider son sac pour repartir plus léger, il parait. Alors même si vous en connaissez tous les détours, si vous voulez m'accompagner dans cette périlleuse escalade, parcourez mon article précédent, il vous aidera à passer les obstacles. Prêts?, alors allons-y.

On avait donc évoqué à plusieurs reprises une déprime et je n'en comprenais pas les causes. Tout, sauf ma santé, me plaisait dans ma vie. Et encore une fois, lorsque l'on me soumettait que la poule venait de l’œuf, je pensais très fort à ce dernier pondu lui-même par....qui?. Je savais que je déprimais à cause de ma santé et non l'inverse mais j'acceptais la dépression, envisageant même la démence parfois, mémoire et concentration me faisant défaut de plus en plus souvent, un brain fog quasi permanent.

Le psy consulté stoppa le Tégretol pour me passer au Prozac (Antidépresseur de renom), chacun ses partenaires.

Après six mois ou je déblatérais sans retenue aucune ma vie, ce médecin placide me déclara que rien ne servait de continuer, et les séances, et le Prozac, je n'étais en rien dépressive mais très dépitée. Comme il n'existe pas d'antidépit, je n'avais plus de traitement et c'était ni mieux ni pire.

Si la psychothérapie ne m'a donc pas été d'un grand secours, le fait de replacer ainsi les événements dans leur contexte m'a permis d'avancer. C'est ainsi que j'ai réalisé que mes absences survenaient le plus souvent suite à des périodes ou je me recentrais sur ma petite personne, la vie quotidienne d'un rythme trop soutenu pour cela. Je consultais alors pour des nuits difficiles interrompues par des douleurs importantes aux cervicales, des névralgies faciales expliquées par des sinusites fréquentes etc.... Les médecins prescrivaient systématiquement du Myolastan (Tétrazépam), et du Diantalvic(Paracétamol + Dextropropoxyphène), à cette époque là, soit une Benzodiazépine et un dérivé de Morphine. Je me plaignais régulièrement d'effets secondaires importants mais ils conseillaient de diminuer les doses sans toutefois s'alarmer plus que cela.

Ce qui me ramène à mon article 91 dont je vous remet ici l'extrait pour la diplopie: Elle peut-être due à la prise de benzodiazépines, encore un effet secondaire de médicament. Personne n'a évoqué cette probable cause médicamenteuse, même si j'insistais pour souligner que le Myolastan (benzodiazépine) combiné au Diantalvic était un cocktail que je ne supportais pas. Mon médecin m'avait même mise alors sous Mégavix , un spécialiste m'a vanté l'effet différent du Panos, deux génériques aux effets certifiés identiques, aujourd'hui, du Myolastan, mais inconnus à l'époque. Ils pensaient surement que mes réticences envers la molécule n'étaient que psychosomatiques, mais de qui se moque t-on?. Cela a surtout déclenché une rupture de confiance à l'origine d'un changement de médecin. Et on ne savait pas encore que ces médicaments seraient à leur tour réévalués, dé-remboursés, voir retirés du marché avec une balance bénéfices/risques négative.

Pas question de reprendre la Carbamazépine pour les absences et encore moins ces Benzodiazépines, poisons que l'on distribue à gogo en France. Je zappais alors toutes les "zépines", même si les médecins m'assuraient qu'il n'existe pas de lien, et le suffixe commun alors?, assurez moi qu'il n'a rien à voir avec l'action des molécules ou, sinon, abstenez vous de commentaires infondés, il me faut des explications plus convaincantes maintenant. Certains d'entre vous ont déjà dû testé le TRILEPTAL (oxcarbazépine) ou encore le ZEBINIX (eslicarbazépine). Quant aux benzodiazépines, je présume qu'une toute petite minorité de français englobant ceux en bonne santé, n'en ont pas testé une au moins une fois, la liste est très longue.

Le professeur Édouard Zarifian, entre autre, déplore le fait que ces médicaments soient « distribués aux usagers qui ne sont pas forcément tous atteints de maladie psychiatrique, n'importe quand, n'importe comment et pour n'importe quoi ». Selon lui, les responsables de cette situation en France sont les médecins.

http://www.drogue-danger-debat.org/page_det.php?id=216&theme=divers&motcle2=substituts

Une petite parenthèse pour signaler la dernière du 19/04/2013 concernant Rohypnol (Flunitrazépam) : arrêt de commercialisation le 30 septembre en ville. Rohypnol 1 mg ne sera plus commercialisé à compter du 30 avril 2013 pour le modèle hospitalier et du 30 septembre 2013 pour le modèle ville. Cet arrêt n’est pas lié à de NOUVEAUX problèmes de sécurité sanitaire, indique l'ANSM. A cette occasion, une lettre, rédigée en accord avec l’ANSM, est adressée aux professionnels de santé concernés afin de les informer et leur apporter des informations importantes concernant les modalités de SEVRAGE de cette benzodiazépine.

http://violencealhopital.over-blog.com/article-xanax-lexomil-lysanxia-valium-lorazepam-myolastan-ces-medicaments-qui-retrecissent-le-cerveau-depuis-89367093.html

Et aussi:Les centres de pharmacovigilance avaient recensé des accidents graves de nature allergique, neurologique et psychiatrique. Chez CERTAINS sujets, les benzodiazépines et produits apparentés peuvent entraîner un syndrome associant, à des degrés divers, une altération de l'état de conscience et des troubles du comportement et de la mémoire.

Reste à savoir pourquoi chez CERTAINS.

http://www.slate.fr/story/72191/myolastan-contractures-accidents

Ces médicaments furent éliminés systématiquement de mon propre chef et mes pertes de conscience n’eurent plus qu'à s'effacer de ma vie définitivement, je reprenais les commandes, n'en déplaise à certains autres, et jusqu'à aujourd’hui encore, sur ce symptôme tout du moins.

Et c'est sans compter avec le risque d'accumulation car Les benzodiazépines et apparentés (comme tous les médicaments) persistent dans l'organisme pour une période de l'ordre de 5 demi-vies. Chez des personnes âgées ou souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique, la demi-vie peut s'allonger considérablement. Lors de prises répétées, le médicament ou ses métabolites atteignent le plateau d'équilibre beaucoup plus tard et à un niveau beaucoup plus élevé. Ce n'est qu'après l'obtention d'un plateau d'équilibre qu'il est possible d'évaluer à la fois l'efficacité et la sécurité du médicament. Une adaptation posologique peut être nécessaire.

On ne peut rien trouver sur l'action de telles molécules à tropisme cérébral quand le patient souffre d'IVCC, et pour cause, mais il parait logique que les symptômes soient alors d'autant plus AGGRAVÉS avec un DRAINAGE ralenti, voir défectueux, sans parler des reflux suspectés, les molécules S'ACCUMULANT alors dans le cerveau.

Il ne me reste plus qu'à évoquer la protéine de translocation: TSPO (Wikipédia). La protéine de translocation est principalement trouvé sur la membrane MITOCHONDRIALE externe. Elle interagit avec StAR (protéine régulatrice aiguë stéroïdogénique ) pour transporter le cholestérol dans les mitochondries. Elle a d'abord été décrit comme récepteur périphérique aux BENZODIAZÉPINES (PBR), un site de liaison secondaire pour le Diazépam (benzodiazépine mieux connue sous le nom de Valium), mais des recherches ultérieures ont trouvé que le récepteur doit être exprimé dans tout le corps et le CERVEAU. Elle appartient à la famille des protéines sensorielles riches en tryptophane. TSPO a de nombreuses fonctions proposées, les plus étudiées d'entre elles sont:

-Le transport du cholestérol: TSPO se lie avec une haute affinité pour le cholestérol et le transporte à travers la membrane mitochondriale où il est utilisé dans la synthèse des stéroïdes (Cortisone) .
-Immunomodulation: Expression de TSPO a été liée à des réactions inflammatoires qui surviennent après les lésions d'ISCHEMIE-REPERFUSION, suite à une blessure au cerveau, et dans certaines maladies neurodégénératives
-L'apoptose: Ligands de TSPO ont été montré pour induire l'apoptose dans les cellules cancéreuses colorectales humaines
-L'adaptation au stress: TSPO est essentielle pour l'adaptation au stress et la croissance des cellules.

Chez les animaux, le récepteur périphérique aux benzodiazépines (PBR) est une protéine mitochondriale (située dans la membrane mitochondriale externe ) caractérisé par sa capacité à se lier à une variété de médicaments similaires aux BENZODIAZÉPINES, ainsi qu'au dicarboxyliques tétrapyrrole intermédiaire de la voie de biosynthèse de l'hème. Selon le tissu, il a été montré pour être impliqué dans:
-stéroïdogénèse,
-biosynthèse de l'hème,
-l'apoptose,
-la croissance des cellules, différenciation,
-contrôle de la respiration mitochondriale,
-système immunitaire
-réponse au stress


Mitochondries, Benzodiazépines, absences, visions, déprime........Pourquoi je pense encore que CHLAMYDIA P pourrait y être pour quelque chose?. Mais non ces articles ne décrédibilisent en rien l'IVCC, au contraire, une pièce du puzzle qui s'emboite à merveille.Si j'avais perdu mon chemin à l'époque, à force d'être mal orientée, voilà que je me repère super bien aujourd'hui. Cette fois il va falloir se creuser pour me déboussoler, les spécialistes en embrouilles. Heureusement que le psy était honnête, qu'il m'a dit de rebrousser chemin quand j'avançais dans sa direction et m'a aidée, sans le savoir, à reprendre une route plus cohérente vers ma destinée.



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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message   le Mer 12 Juin 2013 - 14:00

Le doc Bransten (doc Bottero) m'a assuré que la fatigue chronique, les troubles cognitifs & la dépression pouvait être enrayés par les antibiotiques.
En ce qui concerne les séquelles motrices anciennes, rien n'est moins sur...

http://chronimed.over-blog.com/article-philippe-bottero-pathologies-chroniques-associees-a-la-persistance-d-agents-infectieux-essentiellement-bacteriens-historique-diagnostic-epidemiologie-traitement-immunologie-donnees-actuelles-67077669.html

Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-94 QUATRIEME CHEMIN VERS CHLAMYDIA P, L'IVCC

Message  Tuslanes le Sam 29 Juin 2013 - 18:27

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-94 QUATRIEME CHEMIN VERS CHLAMYDIA P, L'IVCC

Je ne vais pas vous décrire les innombrables chemins sur lesquels j'ai peiné, je me suis écorchée vive, j'ai failli sombrer dans les fossés, j'ai.....Beaucoup n'étaient que des impasses ou il m'a fallu rebrousser péniblement chemin, même si, aujourd'hui, je réalise que CHLAMYDIA P ou autres bactéries gram négatif (voir virus ou rétrovirus) auraient éclairé les sorties en dehors des sentiers battus, bien dissimulées au profit d'autoroutes médicales largement indiquées. La piste infectieuse expliquerait pas mal d'interrogations diverses, la clé de nombreuses serrures soigneusement verrouillées. J'étais dépitée en effet parce que je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, où était passée la jeune femme dynamique et pleine d'allant, quel était ce grain de sable qui avait déréglé ce bel engrenage qu'est le corps humain?. Les réponses avancées ne me convenaient pas, je les évaluais mais ne les comprenais pas, mais avais je seulement le choix?.

L'important ici étant les chemins qui m'ont conduit tout droit à cette théorie infectieuse. C'est pourquoi je passe sur la fatigue chronique, la myasthénie, la gestion du stress etc...et prends un raccourci direct par celui de l'IVCC, enfin un parcours avec des efforts cohérents à fournir, enfin une explication acceptable.

Certains d'entre vous connaissent mon parcours préféré, IVCC, phlébographies, angioplasties et stents. Je ne me suis pas étendue sur les suites car j'ai beaucoup de mal à exposer ce que je ne maitrise pas et il m'a fallu un certains temps pour analyser avec discernement ce monticule d'informations contradictoires et mon propre vécu.

J'en était donc restée à mon article 74 de l'été 2012 ou je mentionnais mes soucis récurrents d'HYPERPLASIE INTIMALE INTRA-STENT: En fait il s'agit d'une prolifération de cellules musculaires lisses dans le stent. Ce phénomène est différent de la resténose sans stent. La paroi intimale du vaisseau ne cicatrise pas de la même façon que lors d'une Angioplastie sans Stent car les contraintes subies par le vaisseau ne sont pas identiques, mais cette cicatrisation conduit aussi à une resténose à l'intérieur du stent cette fois.Donc je récapitule pour ceux qui prennent le train en marche:
-Décembre 2010: 1ère angioplastie.
-Mai 2011          : 2ème angioplastie+ 2 stents jugulaire gauche.
-Novembre 2011: 3ème angioplastie/ hyperplasie intra-stentJuin        
-Juin 2012         : 4ème angioplastie id 3ème

J'y ajoutais qu' un évènement imprévu récent m'avait contrainte à arrêter le PRADAXA, l'anticoagulant qui s'est avéré indispensable après mes premières angioplasties, et je redoutait une nouvelle incapacité de mes veines à drainer correctement mon cerveau.

Une question s'imposait alors comme fondamentale, pourquoi ces STÉNOSES?. Les nombreux sites consultés évoquaient la piste infectieuse et, si les cellules souches m'interpelaient alors, je préfère toujours prévenir plutôt que de guérir, donc prendre le problème à la source me semblait une évidence qui se transforma, aux vues des événements, en priorité.

Je reviendrai sur cet événement plus tard mais il me semble important de prévenir de suite ceux qui envisagent une angioplastie prochainement. Il me semble de plus en plus évident que, pour parcourir ce genre de hors-piste, une couverture antibiotique soit nécessaire. Je ne cherche pas à soupçonner une éventuelle infection nosocomiale mais plutôt à optimiser l'intervention si des infections ont un lien avec nos sténoses. Ces bactéries gram négatif s'attaqueraient aux cellules épithéliales de la paroi de nos vaisseaux, s'installant à l’intérieur de celles ci et exploitant leur énergie sans toutefois les tuer puisque dépendantes. Nous savons également qu'elles détestent l'oxygène et la chaleur. L'angioplastie ne pourrait pas leur plaire du tout et, sinon leur être fatale, les déloger de leurs foyers anaérobies. Outre le fait qu'elles peuvent aller s'installer ailleurs, dans des vaisseaux plus prometteurs, je pense aux artères voir le cœur mais pas uniquement, cela pourrait réveiller des formes dormantes, enkystées et les réactiver. C'est pourquoi les antibiotiques pourraient les cueillir à la sortie et éviter des dommages collatéraux. Ce ne sont que des présomptions, pour l'instant tout le monde tâtonne, mais cette précaution me semble justifiée aux vues de nos connaissances actuelles du sujet. J'ai toujours la même devise qu'au début de ce journal, avertir, prévenir, non pas pour convertir mais pour que chacun puisse choisir en toute connaissance de cause.

Et encore une fois la brebis galeuse que je suis quitta par instinct, et non par choix, les sentiers battus, elle ne pût se résoudre à rejoindre le troupeau, ni chèvre, ni mouton, juste un peu tête de mule, c'est comme ça quand vos neurones vous lâchent, les survivants vous soutiennent.





Tuslanes

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MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-95: CINQUIÈME CHEMIN VERS CHLAMYDIA, HÉMORRAGIE

Message  Tuslanes le Dim 14 Juil 2013 - 12:01

MON JOURNAL IVCC: ARTICLE-95: CINQUIÈME CHEMIN VERS CHLAMYDIA, HÉMORRAGIE
13 juillet 2013, 14:56

Voilà un autre chemin qui vaut le détour, même si pénible, il fut court et surprenant, un peu comme une randonnée d'été ou l'on m'aurait entraînée sans trop me laisser le choix, alors que je rêvais plutôt de me prélasser sur une plage ensoleillée de Corse, vous savez?, celles que j'affectionne tout particulièrement.
 
Bon, c'est vrai, je suis habituée à escalader les montagnes avant la pause mer et soleil, mes proches ne jurant que par les monts cabossés ou l'on peut jouer à faire voler son vélo pour s’éclater, dans tous les sens du terme. Mais, en cet été 2012, c'est toute seule que je pris cet itinéraire imprévu, un lourd fardeau sur mes épaules de plus en plus frêles, plein le dos et ras le bol en prime.
 
J'avais pourtant passé un hiver tranquille, sans surprise désagréable point de vue santé, après une angioplastie d'automne faite à temps pour ne pas rechuter dans les abîmes redoutés. Je commençais même à faire ce journal, impatiente de partager ce bien-être retrouvé, histoire de mieux tracer le chemin, débroussailler les sentiers impénétrables pour les malades en errance médicale, essayant de jouer le guide qui m'avait tant fait défaut durant de longues années. C'est en pleine action, qu'il me fallu encore une fois admettre que ma belle énergie retrouvée était de nouveau menacée, un peu comme le petit grésillement d'une ampoule qui signe une faiblesse toute proche. Tous mes sens jouaient les baisses de tension et la dernière prise de sang confirmait un soucis, l'anémie cette fois-ci. Qu'à cela ne tienne, les épinards de Popeye n'étant plus qu'une légende due à une erreur de chiffre d'un chimiste, j'avais à ma disposition des concentrés de Fer concoctés par nos labos, qui eux savent compter, aucun risque qu'ils attribuent à leurs produits dix fois sa valeur, inimaginable!!!. Nos labos rivalisent d'ingéniosité pour promettre aux patients une santé de fer, ils savent sans doute que ça finit par rouiller un jour, et si, de plus, cela leur permet de s'en faire une en or, pourquoi hésiter. Bon celui qui était remboursé laissait tout de même à désirer. Une amie, ignorant mon problème et me voyant me masser inconsciemment l'arrière du crane tout au long de notre conversation, m'alerta à ce sujet, cela lui rappelait quand elle manquait de fer, tiens donc. J’investis alors quelques euros perso dans du "Fer de confort" et m’aperçus vite que mon médecin de fortune avait diagnostiqué juste, une ration supplémentaire de concentré d'épinard chimique, et j'étais regonflée à bloc sans plus de douleur aucune. Un hic subsistait tout de même, on traitait, comme toujours, le symptôme, mais la cause?. D’où pouvait bien venir cette anémie ferriprive?, du grand nombre d'anticoagulants absorbés selon les médecins. Pradaxa était de nouveau sur la sellette, ce qui n'était pas pour déplaire aux détracteurs de l'IVCC, j'entendais déjà les "on te l'avait dit", mais vous m'aviez dit quoi, en fait, que vous ne saviez rien, si je me souviens bien. Nous avons tous perdu la boussole à ce stade, et j'ai du mal à me reposer sur qui que ce soit pour m'orienter.
 
Dans ce contexte de profonde incertitude, j'hésitais à parler alors d'une sensation bizarre dans le bas ventre couplée d'une petite proéminence au niveau intime plus gênante que douloureuse, une descente d'organe ?. Tout le monde allait encore penser: "que nous invente elle encore cette fois-ci?". Pourtant des petits saignements récurrents en dehors du cycle finirent par me décider à relater les faits. Les réactions furent mitigées entre les "comment?, tu n'as pas consulté de gynéco depuis si longtemps?, il y a urgence", et les sempiternels renvois à la pré-ménopause qu'il me fallait envisager à mon âge. Si seulement ce pouvait être juste cela, je n'osais l'espérer. Mon médecin traitant, plutôt enclin à me prendre au sérieux, m'envoya direct, enfin autant que faire ce peut pour ces éminents spécialistes, vers le gynéco et l’écho-doppler. Super, encore un examen extra fiable en vue, si si, pour cette spécialité c'est au top me dit on alors. Une semaine plus tard le verdict du Doppler était rassurant, ni descente d'organe redouté, pas plus que de pré-ménopause d'ailleurs. Il me fallait lâcher prise et me détendre, je m'inquiétais trop, ZEN.
 
C'est donc super cool que je me rendis deux bons mois après, grande disponibilité de la spécialité oblige, chez le gynéco. Une angioplastie, la quatrième, venait d'être exécutée sans soucis suite à une seconde hyperplasie intra-stent. Convaincue de ne pas avoir à aborder SEP, IVCC etc, histoire de ne pas passer pour une hypocondriaque une fois encore, je m'attendais à un examen de routine, signalant juste mes derniers ressentis concernant sa spécialité, ma prise de Pradaxa, mon anticoagulant pour problèmes veineux, et lui montrant mon Doppler. Une fois sur la table d'examen, il ne me fallu pas longtemps pour comprendre que les grimaces de la spécialiste n'avaient en rien la vocation de me faire rire pour finir de me détendre. Ce qu'elle découvrait ne lui plaisait pas et la préoccupait même. Je l'a sentais contrariée et, même si je n'étais pas vraiment en position pour cela, je pensais très fort, « bon ben, vas y, accouches, qu'y a t'il donc encore? ». En fait une petite masse d'allure choux-fleur, ce sont ses termes, ne lui inspirait rien qui vaille, le mot tumeur fut lâché et aussitôt rattrapé maladroitement par la possibilité de bénigne. Mais une biopsie avec analyses s'imposait de suite. Encore une fois ma zen attitude prenait une sacrée gifle, finit la béatitude, réveilles-toi et stress un bon coup, tu ne comptais tout de même pas te la couler douce tout l'été. On ne t'avait pas prévenue?, le gîte d'étape, comme son nom l'indique, n'est qu'une halte, aussi rassérénant soit-il.
 
Et comme si la situation n'était pas assez compliquée vint s'ajouter un autre facteur. Et oui, tu en rêvais de ton île de beauté, comptes sur nous pour te les CORSER, tes vacances, tu ne vas pas être déçue. Me voilà alors immobilisée chez la gynéco, aussi désemparée que moi face à une intarissable hémorragie réfractaire à tous les hémostatiques. C'est inquiètes que nous décidons qu'il me faut rentrer et tenter d'envoyer la biopsie dans les meilleurs délais. Je pense qu'il y a des moments ou l'on découvre des ressources dont on ignorait l'existence, à moins de ne pouvoir calculer des événements insaisissables tant que non vécus.

C'est donc plutôt KO debout, portée par l'inconscience, ne réalisant pas encore ce qui m'attendait derrière ce virage que je repris la route. Le paquet déposé tant bien que mal, l'hémorragie ne me laissa guère le temps de flipper sur les résultats de l'analyse, occupée que j'étais à éponger les caillots volumineux qui m'enfermaient aux toilettes les trois quart du temps. Je vous passe les détails des heures d'angoisse, je ne pensais pas possible qu'on vous laisse perdre autant de sang ainsi, sachant que vous êtes sous anticoagulant et mon esprit se tournait constamment vers une femme m'ayant relaté auparavant sa future fausse couche. Enceinte, les médecins lui avait annoncé un bébé non viable qu'elle allait perdre bientôt, la renvoyant chez elle pour attendre l'instant T. Je ne pensais pas qu'il s'agisse de science-fiction à l'époque, mais plutôt d'un retour en arrière considérable, sachant de plus qu'aujourd'hui chacun vit plus ou moins seul et n'a pas constamment un entourage présent. Je me souviens avoir lu cette détresse dans ses yeux, angoissée par une telle perspective, n'arrivant même pas à imaginer qu'une telle scène puisse exister, tout du moins programmée froidement à l'avance par le monde médical. Je me disais alors que si cela se faisait, mon état n'avait rien d'exceptionnel et que cela ne devait pas représenter de danger, seulement impressionnante la marée rouge, mais pas insurmontable.

Au bout d'une quinzaine de jours, je commençais à me lasser du paysage et, même si bien mieux équipée pour surmonter les flots, je sentais que tout le monde naviguait sans vision aucune. On savait que les anticoagulants, disparus aussitôt de la circulation dés les premiers saignements, n'étaient plus les uniques responsables et j'étudiais alors en solitaire la piste infectieuse déjà parcourue sur différents sites, plus minutieusement cette fois. Les résultats d'analyses ne révélant rien de suspect, mon état ne s'améliorant pas, c'est épuisée que je finis aux urgences le 14 juillet, tu parles d'un feu d'artifice, je n'y voyais que du rouge. La gynéco programma une cautérisation globale pour fin juillet, un mois et demi après le début. Mes vacances étaient compromises, je ferai l'impasse sur la randonnée en montagne, trop écorchée pour remettre ça, mais je pourrais aller tranquille me requinquer sur les plages de Corse. Enfin selon les prévisions des gynécos, mais c'est comme la météo, mieux vaut prévoir le parapluie. Facile à dire aujourd'hui mais j'avoue m'être encore fait surprendre, même si c’était plus mitigé, je n'ai pas passé un jour à n'y voir que du bleu en Corse, si vous voyez ce que je veux dire.
 
La rentrée fut éprouvante, l'impression d'avoir caché mon air cadavérique sous un bronzage aux bénéfices trompeurs. C'est exténuée que je retournais voir la gynéco ayant pratiqué l'intervention, elle n'eut pas beaucoup de mal à m'achever par un: "je ne sais vraiment pas ce qu'on va faire de vous, pas d'hormone à cause des problèmes veineux, reste l'hystérectomie". J'ai déjà du mal avec ce mot, la nuance entre mon utérus et une hystérie allouée aux femmes étant très mince, mais là, il me restait en travers de la gorge, j'avais vraiment du mal à l'avaler. C'est là que j'exposais un ultime recours avant de passer aux bistouris, que pensait elle de Chlamydia Pneumoniae?. Rien, le contraire m'aurait étonnée, bien entendu elle ne connaissait pas, seule Chlamydia Trachomatis illustrait ses cours, mais elle n'était pas contre l'idée, au contraire. Je ne saurai sans doute jamais si elle croyait vraiment à la théorie ou si elle était aussi pressée que les toubibs précédents de se débarrasser de la patate chaude qu'était cette patiente compliquée, mais je partais avec une prescription d'analyse pour Chlamydia P et tout plein de bons vœux pour la suite.

Alors, même si j'avais commencé à prendre ail, pépins de pamplemousse et autres plantes à action bactéricide plus ou moins controversées depuis mon retour de vacances afin de jauger cette piste, voilà que je me lançais, décidée, à l'assaut de remparts ennemis. Reste à savoir si j'en trouverai la force et les alliés compétents.





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wildcat

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  wildcat le Lun 15 Juil 2013 - 20:52

Rien a voir avec ce que tu endure, mais belle prose Wink malgre tout le 'mal' que l'on peut ressentir, et que tu fais tres bien partager en te lisant, on a envie de te lire, peut-etre deplace de ma part mais tient bon, je ne dois pas etre le seul a apprecier cela malgre le vecu. Et ca fait du bien, a tous.
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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Mer 17 Juil 2013 - 0:11

C'est vrai, Wildcat, Sylvie est une battante, et elle nous donne du courage, avec humour et bonne humeur, et, en plus, elle a des connaissances scientifiques, et nous avons besoin de ses lumières, en plus de son expérience. (Expérience positive avec CCSVI, ce qui est encourageant). 
   Merci Sylvie! 
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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Sam 19 Oct 2013 - 17:23

Résultats négatifs à C.Pneumonia! Je viens d'avoir les résultats ... 
  Sad 
  (Et même chose pour le test Lyme!)
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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message   le Sam 19 Oct 2013 - 17:36

Désolé pour toi Hélène.
Le combat continue!
Retrovirus, may be?
Tiens, jette un oeil à ça:
http://dbloud.free.fr/souches.htm
http://dr-roudier.blogspot.it/p/methode-du-dr-roudier.html
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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Sam 19 Oct 2013 - 17:53

Très intéressant, merci Jérôme!
  
   Une ombre au tableau:
 Bien entendu il n’est pas question ici d’envisager une quelconque efficacité thérapeutique dans les séquelles des poussées inflammatoires anciennes.
  En fait, il faut s'en occuper dès les premières poussées (une fois les séquelles installées, c'est trop tard!).
   Un traitement de première intention, en quelque sorte ...
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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message   le Sam 19 Oct 2013 - 17:58

j'ai vu.
On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la...

Tuslanes

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Tuslanes le Sam 19 Oct 2013 - 18:46

Hello,

J'ai bien peur que Chlamydia P et borrélioses ne soient pas les seules incriminées à ce jour. Il existe toute une panoplie de ces petites ingénues insidieuses.

D'autant plus que l'on est nuls pour les diagnostiquer. En France, par ex, seules 5 souches de borrélias sont recherchées sur la trentaine découvertes, et encore que dans certains labos.

Et on ne recherche que les marqueurs d'une probable lutte entre bactéries et anticorps générés en réponses. Allez savoir si il reste des marqueurs de celle-ci lorsqu'elles datent ou si ces demoiselles sont si bien enkystées qu'elles passent inaperçues.

Bref je me sens bien petite face à ces MICROorganismes, pour ne pas dire inexistante.

Alors Domyleen, pas de conclusion hâtive, il y a des personnes sans aucun signe clinique avec des test +++, et d'autres bien touchées sans anticorps décelées.

Tous tâtonnent et trébuchent souvent....

Ceci dit j'espère qu'ils se trompent dans leurs prévisions car autrement il y a menace réelle, à moins qu'une fois encore nos organismes s'adaptent à cette évolution, mais dans combien de générations??.

Bon dimanche à tous.
Sylvie

etype

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  etype le Dim 20 Oct 2013 - 7:57

Bonjour Sylvie,
 
Ton post est très intéressant.
 
De nos jours,  (du moins, c’était mon cas) de nombreux tests immunologique sont réalisés (recherche d’anticorps anti nucléaires, anti DNA, anti SSA, anti SSB, anti phospholipides, anti cytoplasme des polynucléaires neutrophiles, anti tissus non spécifique d’organe, les taux IgG, IgM, IgA, etc …) avant de poser le diagnostic SEP.
 
Si j’ai bien  compris, cet éventail de tests  est un « tâtonnement » qui n’apporte pas de garanties sur une origine bactérienne de la SEP.
 
Ça devient compliqué cette affaire…

En cas d’origine bactérienne, il faudrait faire les bons tests afin de prouver la présence des antis corps concernés  Mad

MICHEL 54

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Autre bactérie

Message  MICHEL 54 le Dim 20 Oct 2013 - 8:45

Bonjour,

Effectivement, il n'y a probablement pas que chlamydia et borrelia. Ce lien récupéré sur Cpnhelp permet d'enrichir le bestiaire des agents pathogènes possiblement à l'origine de la SEP.

http://weill.cornell.edu/news/releases/wcmc/wcmc_2013/10_16_13.shtml

D'autre part, concernant les résultats des sérologies LYME ou Cpn, il convient d'être très prudent et privilégier les aspects cliniques qui peuvent orienter vers la piste bactérienne en cas de tests sero négatifs.

Michel
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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Dim 20 Oct 2013 - 12:58

@MICHEL 54 a écrit:Effectivement, il n'y a probablement pas que chlamydia et borrelia. Ce lien récupéré sur Cpnhelp permet d'enrichir le bestiaire des agents pathogènes possiblement à l'origine de la SEP.

http://weill.cornell.edu/news/releases/wcmc/wcmc_2013/10_16_13.shtml
   Super, Michel! C'est justement la recherche que j'avais lue sur MS-UK et que j'ai relue hier soir: bien plus importante que je ne l'avais lue la première fois! (mais, en biologie, j'suis nulle, et je dois chercher les définitions avant de comprendre ... )


    Je cherche la traduc, et je la poste! 
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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Dim 20 Oct 2013 - 13:13

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besaid

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  besaid le Ven 20 Déc 2013 - 0:27

Salut tous.

J'ai fait un test il y a pas loins d'un an sur Chlamydia et Lyme

Résultat Pneumoniae positif et Lyme négatif

J'ai refais un test plus poussé que j'ai payé de ma poche, pas loin de 150€ Lyme toujours négatif, mais Chlamydia toujours autant positif

Les résultats que ça soit la Trachomatis, Pneumoniae et Psittaci...je les collectionnes tous  cheers 

http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=112284IMG0002.jpg


Je viens de re-demander un test Chlamydia et Lyme.

Lors de mes recherches je suis tombé sur un lien intéressant

http://chronimed.over-blog.com/article-philippe-raymond-infections-chroniques-a-chlamydiae-pneumoniae-trachomatis-et-mycoplasma-pneumoniae-67077855.html

Je doit dire que les symptômes dans ce lien je les collectionnes aussi hélas.


Je compte allée voir le Dr Bottero en collaboration dans cette article, seulement j'aurais aimer que ma Lyme soit positif quand j'irais le voir :/

Mais bon mon neurologue quand je lui montre les résultats Chlamydia ne les ouvres même pas et me gratifie d'un bon " ça n'a rien à voir " donc ça ne va pas plus loin.

D'un autre coté début janvier je dois donner ma réponse, car comme mon périmètre de marche a considérablement chuter fin janvier je passerais sous Endoxan à moins que je dise non.

Donc dur dilemme que j'ai à faire 

Je doute que je puisse combiné à la fois la chimio et le traitement antibiotiques.

Je vous demande conseilles merci.

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Tuslanes le Ven 20 Déc 2013 - 13:54

Bonjour Besaid,

Je partage avec plusieurs médecins de Chronimed et ai rencontré le Dr Bottero aux conférences sur les maladies vectorielles à tiques à Strasbourg en juin 2013.

Si tu as la chance de pouvoir te rendre à ses consultations, je ne peux que te conseiller de foncer. Peu importe que tu sois ou non diagnostiqué Lyme, il est de ceux qui s'attachent plus à la clinique qu'aux analyses dont il connait les limites. de plus c'est LE spécialiste de référence en France concernant Chlamydiae.

Appelles le pour avoir son avis sur Endoxan si tu ne peux le voir avant mais surtout ne prends de décision trop hâtive qui pourrait nuire à ta future prise en charge.

Je ne dispose pas assez de temps cet AM, mais tacherai de rajouter un commentaire plus tard.

A bientôt.
Sylvie
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besaid

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  besaid le Sam 21 Déc 2013 - 19:47

Merci de tes conseilles Sylvie, je vais essayer de le joindre lundi, comme j'ai de la famille sur Valence et qu'il n'est pas très loin.

Je pense que je vais repousser la prise d'endoxan pour le moment...
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Domyleen

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

Message  Domyleen le Sam 21 Déc 2013 - 20:49

C'est un choix difficile (Endoxan/pas Endoxan) et, perso, je ne peux pas te donner de conseils ... Si ce n'est d'aller voir ce médecin proposé par Sylvie. 


    Bonne chance Besaïd! 

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Re: Un rôle possible de C. Pneumonia ...

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