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IRM et premiers signes de SEP.

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Domyleen

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IRM et premiers signes de SEP.

Message  Domyleen le Sam 8 Nov 2014 - 22:02

   Sur MS-UK:

    
L’IRM révèle la SEP dés des premiers symptômes.
 
 
Une étude intitulée "Le suivi longitudinal d'une cohorte de patients présentant des anomalies à l’ IRM, et le risque encouru de développer la sclérose en plaques», publiée dans « The International Journal of MS cure » rapporte que les patients ayant des résultats d’IRM asymptomatiques suggérant une SEP, sont plus susceptibles de développer une sclérose en plaques. La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central. Actuellement, il n'y a pas de remède pour la SEP, qui touche plus de 2,3 millions de personnes à travers le monde. La maladie se caractérise par la destruction de la couche de myéline dans les cellules nerveuses. Cela conduit à un large éventail de symptômes neurologiques affectant vue, la motricité et la sensibilité.
   Cependant, les personnes à risque de développer une SEP sont souvent asymptomatiques. Toutefois, les critères de diagnostic ont évolué, et l'imagerie par résonance magnétique (IRM) est de plus en plus utilisée, permettant d'évaluer la diffusion des lésions du système nerveux central dans le temps et l'espace. Un diagnostic de SEP, cependant, doit inclure au moins un événement clinique. Dans cette étude, les auteurs ont voulu déterminer les facteurs de risque de développer une SEP chez les patients qui ont présenté une  IRM anormale, sans présenter de symptômes typiques de la SEP. Les chercheurs ont évalué 30 patients présentant des symptômes cliniques de SEP à l'Hôpital Henry Ford avec une "IRM cérébrale anormale" mais sans manifestations cliniques de la SEP. Ces patients ont été suivis pendant une période allant jusqu'à 5 ans et demie. Les auteurs ont constaté que les patients ne présentant aucun symptôme et aucun résultat de clichés d'IRM développées MS au cours de la période analysée. Au contraire, les patients asymptomatiques qui présentaient des résultats IRM indicatifs de SEP, tels que déterminés par les critères de Barkhof, étaient susceptibles de développer la SEP. Selon les résultats des tests, e Liquide Céphalo-Rachidien (LCR), de certains de ces patients, présentaient quelques anomalies pouvant suggérer une SEP. . Ainsi chez certains patients, la survenue d’un syndrome radiologiquement isolé (RIS) est une période asymptomatique avant l'apparition de la SEP. Les auteurs estiment leurs résultats utiles pour les médecins au moment de prendre la décision de poursuivre des examens complémentaires pour des patients n’ayant pas encore de symptômes cliniques, mais présentant des anomalies, à l’IRM, évoquant une SEP. D'autres tests à grande échelle sont nécessaires pour confirmer leurs observations, à savoir que l’apparition du RIS augmente le risque de développer la SEP, ultérieurement,  et déterminer les caractéristiques supplémentaires qui pourraient prédire la probabilité de développer une SEP dans l'avenir.


 Source: © Copyright 2014 BioNews Services LLC (05 / 11/14)
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Domyleen

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Re: IRM et premiers signes de SEP.

Message  Domyleen le Sam 8 Nov 2014 - 22:14

Une étude française sur 100 patients, qui avait été présentée aux JNLF en 2011:


SYNDROME RADIOLOGIQUEMENT ISOLÉ : LES 100 PATIENTS DE LA BASE FRANÇAISE
Christine Lebrun, Helene Zephir, Emmanuelle Lepage, David Brassat , Caroline Bensa, Pierre Clavelou, (Club Francophone de la Sep) Cfsep 
 Nice
Introduction
Les syndromes radiologiquement isolés (RIS) sont une entité récente définie par la découverte fortuite d’anomalies de signal T2 suggestives de pathologie démyélinisante, remplissant les critères diagnostiques IRM de SEP.


Objectifs
Colliger en France les cas de RIS et élaborer une stratification du risque de développer un évènement clinique. La difficulté devant la découverte fortuite de telles anomalies est de considérer le diagnostic potentiel de SEP.

Méthodes
Analyse prospective descriptive des patients ayant un RIS documenté. Les données anamnestiques, cliniques et paracliniques (IRM, LCR, PEV, bilan cognitif) sont centralisés et analysés. Les patients sont considérés comme RIS si leur IRM remplissait les critères de dissémination spatiale de SEP (Barkhof, 1997) et comme RIS à haut risque de SEP si le suivi IRM montre les critères de dissémination temporelle de SEP (McDonald, 2005).

Résultats
100 patients ont été identifiés: âge au diagnostic de RIS: 35.6 ans (16-48); ATCD familiaux de SEP:18% ; Motif de réalisation de l’IRM : Céphalées : 33%; Migraines : 27%, dépression : 9%, endocrinopathies : 8% ; Trauma crâniens : 8%, surdité : 5%, radiculalgies : 4% , volontaires 4%, anosmie : 1%, dystonie : 1%. Anomalies du LCR (Bandes oligoclonales et/ou élévation de l'index IgG: 48%. Anomalies des PEV: 43%. Hypersignaux T2 sur l'IRM médullaire: 27%. 38% des patients ont présenté un évènement clinique dans les 5 ans.

Discussion
L’évocation du diagnostic de RIS justifie une surveillance en imagerie et la proposition d’un bilan paraclinique avec réalisation des potentiels évoqués visuels et du liquide céphalorachidien. Ces examens peuvent permettre de diagnostiquer des patients à haut risque de développer un premier événement démyélinisant. Il est important d'appliquer à la lettre les critères diagnostiques IRM pour ne pas évoquer un RIS par excès.

Conclusion
Une echelle de stratification du risque sera proposée : les PEV, le LCR et l’IRM médullaire sont des marqueurs pronostiques. Le débat sur la mise en place d’un traitement des RIS est encore prématuré. 

    La date/heure actuelle est Lun 23 Oct 2017 - 13:24