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IRM et anomalies de la Substance Grise dans la SEP!

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Domyleen

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IRM et anomalies de la Substance Grise dans la SEP!

Message  Domyleen le Sam 5 Mar 2011 - 21:49




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Compte-rendu de la 6ème rencontre ARSEP-IRM - Paris, 4 février 2011


Anomalies radiologiques de la substance grise dans la sclérose en plaques

Cette rencontre a eu lieu le 4 février 2011 à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) de la Pitié-Salpêtrière. Le sujet choisi portait sur les développements de l’imagerie des anomalies de la substance grise observées dans la sclérose en plaques.

Les données actuelles sur la genèse et la progression de la sclérose en plaques laissent penser que les processus inflammatoires et de démyélinisation observés pour la substance blanche ont aussi pour siège la substance grise. Mais l’imagerie cérébrale ne permet pas encore d’établir de liens avec le déficit clinique et la progression de la maladie. Les progrès dans l’utilisation de l’IRM, notamment quantitative, ouvrent maintenant la possibilité d’étudier la dynamique des processus en cause dans la dégénération neuronale.

La physiopathologie des atteintes de la substance grise a été présentée par le Dr. Lassmann (Vienne, Autriche).
On observe dans la sclérose en plaques des lésions localisées et diffuses de la substance grise (démyélinisation, perte neuronale et atrophie). Les démyélinisations sont comme dans la substance blanche le résultat de processus inflammatoires mais généralement elles sont moins sévères. Démyélinisation et perte neuronale sont souvent observées en liaison avec des inflammations au niveau des méninges. La remyélinisation est plus active que dans la substance blanche. L’atrophie dans la substance grise apparaît liée à une dégénérescence consécutive à des lésions destructives dans la substance blanche adjacente.

Le développement récent de nouvelles séquences d’acquisition d’images IRM donne accès à l’imagerie de lésions dans la substance grise ainsi qu’à des études quantitatives (volume cortical). Ainsi que le montre le Dr Filippi (Milan), la présence d’une ou de plusieurs lésions corticales chez les patients présentés avec un Syndrome Clinique Isolé est fortement suggestive d’un risque d’évolution vers une forme clinique de sclérose en plaques.
L’incorporation de ce critère est évoqué pour l’augmentation de la spécificité des règles de diagnostic. Par ailleurs, l’évolution du volume des lésions corticales, comme le volume cortical dans son ensemble sont corrélés à la progression du handicap, informations venant compléter les outils existants de suivi des patients.

Les conséquences cliniques des lésions de la substance grise ont été revues par le Pr Pelletier (Marseille) et le Dr Ehrlé (Reims). L’épilepsie dans un contexte SEP, certains troubles cognitifs, la fatigue et la dépression sont associés à des lésions de la substance grise corticale. Les troubles physiques sont mieux corrélés aux dommages à la substance grise qu’à la substance blanche. La prise en compte des données neuropsychologiques pourrait améliorer encore l’exploitation des données d’imagerie.

La présence de lésions est corrélée à des modifications de débit sanguin cérébral, attestées par IRM quantitative (Arterial Spin Labeling et Dynamic Susceptibility Contrast). Les plaques chroniques sont associées à une diminution du débit sanguin et les plaques actives le sont à une augmentation. Dans la substance grise, la baisse du débit sanguin semble apparaître dans les phases précoces de la maladie et être associée aux symptomes cognitifs et de fatigue (Dr. Ferré, Rennes).

Une autre méthode d’IRM quantitative (Ratio l’imagerie de transfert d’aimantation) déjà appliquée à la substance blanche se révèle très sensible pour la détection et la quantification des pathologies de la substance grise (Dr. Zaaraoui, Marseille). On attend des progrès de l’utilisation de la spectroscopie par résonance magnétique et de l’IRM à haute résolution (1 mm3, 7 tesla).

La journée a aussi été l’occasion d’un point sur le volet imagerie du projet d’Observatoire Français de la Sclérose en Plaques (OFSEP), et sur le projet USPIO-6 d’évaluation d’un biomarqueur cellulaire de l’inflammation potentiellement utile en imagerie IRM des phases initiales de la sclérose en plaques.
Ces 2 projets sont menés avec le support de la Fondation ARSEP.


Fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques - www.arsep.org

http://www.arsep.org/library/media/other/recherche/cr_workshop_arsep-irm_2011.pdf
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Domyleen

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Re: IRM et anomalies de la Substance Grise dans la SEP!

Message  Domyleen le Sam 5 Mar 2011 - 23:46


Les conséquences cliniques des lésions de la substance grise ont été revues par le Pr Pelletier (Marseille) et le Dr Ehrlé (Reims). L’épilepsie dans un contexte SEP, certains troubles cognitifs, la fatigue et la dépression sont associés à des lésions de la substance grise corticale. Les troubles physiques sont mieux corrélés aux dommages à la substance grise qu’à la substance blanche. La prise en compte des données neuropsychologiques pourrait améliorer encore l’exploitation des données d’imagerie.


On avance!! cheers

Si, comme l'ont observé déjà des chercheurs (voir "SEP et troubles psycho"), les "troubles psychologiques" ont précédé les troubles physiques, l'IRM ultra précis pourra le démontrer! (Preuve irréfutable!)...
Le Syndrome Clinique Isolé serait donc précurseur de la SEP dans la majorité des cas ..? Intéressant! Wink (mais le risque, c'est que les nouveaux diagnostiqués seront "pris en charge", donc, sous traitement plus tôt, et là, je reste trés septique quand à l'efficacité réelle, et j'ai trés peur pour leur avenir, car à partir du moment où le diagnostic est connu, bonjour la galère (carrière professionnelle, emprunts, vie familiale...etc..) Crying or Very sad

dane83

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Re: IRM et anomalies de la Substance Grise dans la SEP!

Message  dane83 le Dim 6 Mar 2011 - 10:11

quels sont les signes de syndrome clinique isolé?peut etre que nous avons tous commencé par ça ...avant d aller passer un irm
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Domyleen

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Re: IRM et anomalies de la Substance Grise dans la SEP!

Message  Domyleen le Dim 6 Mar 2011 - 11:05


Hello Dane sunny

Un "Syndrome Clinique Isolé", c'est un premier symptôme de la SEP, mais s'il n'y en a qu'un seul, cela peut également être un symptôme d'une autre maladie neurologique...car ce qui caractérise la SEP, c'est le fait qu'il y a une "déssimination des symptômes dans le temps (plusieurs poussées) ou dans l'espace(des attaques variées): le diagnostic SEP n'est pas donné s'il n'y a pas eu au moins deux poussées (sauf pour les SEP Progressives d'emblée...)!

Voici une définition (source Société Canadienne):


Le syndrome clinique isolé (SCI)

Il faut au moins deux poussées pour poser un diagnostic de sclérose en plaques. Après un seul épisode de symptômes neurologiques, on ne peut pas dire qu’il s’agit de la SP, alors on appelle cette première poussée un syndrome clinique isolé (SCI).

On peut définir le syndrome clinique isolé par une première apparition de symptômes semblables à ceux que l’on voit dans la SP, ce qui signifie un risque plus élevé d’avoir un diagnostic de sclérose en plaques dans l’avenir. La plupart du temps, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) montre des lésions typiques de la maladie, mais à l’occasion, l’IRM est normale. Cet examen est très important et il permet de diminuer le temps d’attente avant d’avoir un diagnostic.

Pour que l’on puisse poser un diagnostic de SCI, les symptômes doivent être semblables à ceux que l’on observe parfois lors d’une poussée de SP : névrite optique (troubles visuels), engourdissements, myélite (inflammation de la moelle épinière). Le neurologue doit constater des signes tout aussi semblables à ceux d’une poussée lorsqu’il examine le patient. Au cours de cet épisode, la personne peut présenter un seul symptôme neurologique ou plus d’un à la fois. Par exemple, une sensation d’engourdissements et une névrite optique.

Il est important de retenir que lorsque l’on reçoit un diagnostic de SCI, on peut avoir ou non la sclérose en plaques dans le futur. Les études ont démontré que, lorsque le SCI est accompagné de lésions visibles à l’IRM qui sont semblables à celles que l’on observe en SP, le risque d’avoir un second épisode est plus élevé. Lorsque le SCI n’est pas accompagné de lésions typiques de la SP, le risque d’être atteint de sclérose en plaques demeure relativement faible.

Lorsque le risque de développer la SP est plus élevé, les neurologues prescrivent les mêmes médicaments que pour la sclérose en plaques, soit Avonex, Betaseron, Copaxone et Rebif. Ces traitements ralentissent l’évolution de la maladie et on sait aujourd’hui, grâce à des études cliniques, qu’ils peuvent retarder l’apparition d’une deuxième poussée et donc, le diagnostic définitif de SP.

Grâce à la recherche, on comprend maintenant de mieux en mieux la SP et le SCI. Les neurologues encouragent les gens qui reçoivent un diagnostic de SCI à poursuivre leur vie le plus normalement possible et à être attentifs à leurs symptômes présents ou à ceux qui pourraient apparaître. Ils peuvent ainsi mieux supporter les personnes qui en sont atteintes.

dane83

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Re: IRM et anomalies de la Substance Grise dans la SEP!

Message  dane83 le Dim 6 Mar 2011 - 13:41

merci c est peut etre ce que j ai fait en premier!.justement c est pour ça que posais la question..!

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